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Mali: communications sur la lutte contre le blanchiment et le soutien au secteur privé

Lors de sa session ordinaire du 3 juin 2026, le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications présentées par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances. Deux points majeurs ont retenu l’attention : la participation du Mali à une réunion régionale sur la lutte contre le blanchiment et la signature d’un avenant stratégique pour le financement du secteur privé.

Le ministre a informé le Conseil de la participation du Mali à la 31ᵉ Réunion du Comité ministériel du GIABA, tenue le 23 mai 2026 à Abidjan. Cette rencontre a permis de mettre en lumière des avancées significatives : Adhésion pleine et entière du Burkina Faso, du Mali et du Niger au GIABA. Retrait de plusieurs pays de la liste grise du GAFI, dont le Nigéria, le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal, signe d’un renforcement des dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Réformes institutionnelles destinées à accroître le rayonnement du GIABA et à consolider son rôle dans la région. Le Secrétariat du GIABA a salué ces progrès et recommandé l’ouverture d’un dialogue politique de haut niveau afin de consolider les acquis et d’assurer une coopération régionale plus efficace.

Le ministre a également annoncé la signature d’un avenant à la Convention de gestion des “Fonds de résilience”, initialement conclue le 23 juin 2023 entre le Gouvernement et le Fonds de Garantie pour le Secteur privé. Cette convention reconduit : Les Fonds COVID-19, d’un montant de 20 milliards de francs CFA. Les Fonds affectés, d’un montant de 8,482 milliards de francs CFA. Grâce à ce mécanisme, 6 634 crédits ont pu être garantis, représentant un volume de financements mobilisés de 1 842 milliards de francs CFA.

À l’approche de l’échéance des ressources issues des Fonds COVID-19, et au regard des résultats obtenus, le Fonds de Garantie a sollicité l’alignement de la durée de ces ressources sur celles des Fonds affectés. L’avenant signé permettra ainsi de maintenir les Fonds de résilience pour une période de 7 ans, renforçant la capacité du Fonds de Garantie à encourager les banques et institutions financières à soutenir davantage le secteur privé.

Ces communications traduisent une volonté claire des autorités : sécuriser le système financier national en renforçant la lutte contre le blanchiment et, parallèlement, stimuler l’investissement privé grâce à des mécanismes de garantie solides et durables.

Korotoumou Sylla

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