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Zone CEMAC: Citigroup relance le débat sur une éventuelle dévaluation du franc CFA

La banque américaine Citigroup estime qu’une dévaluation du franc CFA pourrait devenir envisageable en Afrique centrale, à la suite du durcissement des règles de rapatriement des devises imposé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Si l’institution monétaire rejette officiellement toute perspective de dévaluation à court terme, l’analyse de Citi ravive les interrogations sur la solidité de la monnaie commune.

Dans son rapport, Citi considère que la CEMAC pourrait être amenée à ajuster sa monnaie afin de stimuler la croissance économique dans un contexte de ralentissement régional. Freiner l’érosion progressive des réserves de change, fragilisées par la dépendance aux exportations extractives.

La Banque centrale a annoncé un renforcement progressif du taux obligatoire de rapatriement des devises par les entreprises extractives : 35 % actuellement. 50 % en 2027. 70 % en 2028.

Objectif affiché : consolider les réserves de change de la sous‑région et réduire la vulnérabilité face aux chocs extérieurs.

Cette analyse remet sur la table les interrogations autour de la pérennité du franc CFA en Afrique centrale. Les partisans d’un ajustement monétaire y voient une solution pragmatique pour relancer la compétitivité.

Les autorités monétaires, à l’inverse, insistent sur la stabilité et la crédibilité de la monnaie, rejetant toute idée de dévaluation immédiate.

Au‑delà des considérations techniques, la question touche à la confiance des investisseurs dans la zone CEMAC. La capacité des États à maintenir des équilibres macroéconomiques. Le rapport de force entre institutions régionales et partenaires internationaux.

 Moussa Traoré

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