Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire le mercredi 8 avril 2026, au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. À l’issue des délibérations, plusieurs projets de texte ont été adoptés, dont un accord majeur de financement destiné à soutenir l’accès aux services sociaux de base dans un contexte marqué par des besoins pressants.
Sur présentation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le Conseil a validé la ratification de l’Accord de financement signé le 1er avril 2026 à Bamako entre le Gouvernement du Mali et l’Association internationale de Développement (AID). Cet engagement porte sur un prêt de 83,4 milliards de FCFA, destiné à renforcer la résilience des secteurs de la santé et de l’éducation. Le projet vise en priorité à maintenir la fourniture des services de santé essentiels. Il prévoit notamment la mise en œuvre et la pérennisation du programme de gratuité des soins pour les femmes et les enfants. Le financement des charges courantes et du fonctionnement des hôpitaux ainsi que des agences spécialisées. L’approvisionnement en vaccins et médicaments indispensables. L’entretien des infrastructures et la maintenance des équipements médicaux. Ces mesures traduisent la volonté des autorités de préserver l’accès aux soins dans un contexte où la demande sociale reste élevée.
Au-delà de la santé, l’accord prévoit l’octroi de subventions au secteur de l’éducation. L’objectif est de consolider l’accès des populations aux services sociaux de base, en particulier dans les zones où les besoins sont les plus urgents. Ce volet éducatif vient renforcer la cohérence d’une stratégie globale de protection sociale.
L’adoption de cet accord illustre la détermination du Gouvernement de Transition à mobiliser des ressources extérieures pour répondre aux défis immédiats. En s’appuyant sur le soutien de l’AID, le Mali cherche à garantir la continuité des services vitaux, tout en posant les bases d’une meilleure stabilité institutionnelle et sociale.
Korotoumou Sylla
