La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a accueilli, le mardi 10 mars 2026, trois nouvelles obligations émises par le Trésor Public du Burkina Faso. Les titres « TPBF 6,60 % 2025-2030 », « TPBF 6,80 % 2025-2032 » et « TPBF 7,00 % 2025-2035 » ont été officiellement inscrits à la cote lors d’une cérémonie de première cotation organisée au siège de l’institution, à Abidjan.
L’opération, pilotée par la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Burkina Faso, visait un objectif indicatif de 120 milliards FCFA. L’engouement des investisseurs du Marché Financier Régional a permis de lever 131,355 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 109,46 %. Ce résultat traduit l’intérêt marqué pour les instruments de financement de long terme et la solidité de la signature souveraine burkinabè.
Dans son allocution, le Directeur Général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Amenounvé, a salué cette performance, qu’il considère comme une preuve tangible de la confiance renouvelée des investisseurs dans les économies de l’UEMOA. Il a rappelé que chaque admission de nouveaux titres constitue un signal fort de la vitalité du marché régional et confirme son rôle croissant dans le financement des États membres.
Le succès de l’opération doit également au professionnalisme du consortium de placement conduit par la SGI SBIF, avec l’appui de Coris Bourse, SA2IF et IFI. Leur expertise dans la structuration et la distribution des titres a contribué à la réussite de cette levée de fonds.
À travers cette cotation, la BRVM réaffirme son engagement à offrir un cadre de négociation transparent, fiable et sécurisé, garantissant un accès équitable à l’information pour l’ensemble des investisseurs. Cette démarche s’inscrit dans son ambition de renforcer le rôle du marché financier régional comme levier majeur de mobilisation de l’épargne et de financement du développement.
Les trois emprunts sont désormais négociés sous les symboles TPBF.O23, TPBF.O24 et TPBF.O25, ouvrant une nouvelle étape dans leur « vie boursière » et renforçant la profondeur du marché obligataire régional.
Moussa Traoré
