Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a tenu, ce mercredi 4 mars 2026, la première revue annuelle des projets et programmes de développement (PPD) placés sous sa tutelle technique. La session, présidée par le Secrétaire général du département, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a permis d’examiner le bilan de la mise en œuvre des Plans de Travail et Budget Annuel (PTBA) au 31 décembre 2025, ainsi que la programmation des activités prévues pour l’année 2026.
Au 31 décembre 2025, le portefeuille des projets et programmes du MEF a affiché un taux moyen d’exécution physique de 82,65 %, contre 82,38 % à la même période en 2024, soit une légère hausse de 0,27 %. Cette performance traduit une dynamique de continuité et d’amélioration dans la mise en œuvre des activités.
Les Projets Prioritaires de Développement (PPD) ont permis de concrétiser plusieurs réalisations structurantes dans divers secteurs : commerce : construction de 1 101 boutiques de rue, de 3 marchés et de 54 magasins de stockage, renforçant les infrastructures commerciales de proximité. Éducation : mise en place de 140 salles de classe et de 5 complexes scolaires, améliorant les conditions d’apprentissage. Agriculture : aménagement de 2 550,2 hectares de bas-fonds et de 175,5 hectares de périmètres irrigués, ainsi que la fourniture de 2 579,65 tonnes d’engrais aux producteurs, favorisant l’accroissement de la production agricole.
Hydraulique : réalisation de 139 forages et de 17 postes d’eau autonomes, améliorant l’accès des populations à l’eau potable.
Fiscalité et foncier : interconnexion de 5 sites de la Direction générale des impôts (DGI) au réseau RESINA et délivrance de 7 000 titres fonciers, renforçant la modernisation et la sécurisation des services. Modernisation administrative : création d’une plateforme intégrée de téléprocédure pour le Trésor public (e-procedure), marquant une avancée significative dans la digitalisation des services publics.
Le budget global des PPD pour l’année 2026 est estimé à 209,215 milliards FCFA. Les priorités retenues s’articulent autour de trois axes majeurs : des investissements à fort impact, destinés à accélérer la transformation économique et sociale. La rationalisation des dépenses de fonctionnement, afin de garantir une gestion plus efficiente des ressources publiques.
La consolidation des acquis, pour renforcer durablement la résilience économique et sociale du pays.
Cette revue marque une étape importante dans la gestion des projets publics, en mettant en avant la nécessité d’une planification rigoureuse et d’une exécution efficace. Elle illustre la volonté du MEF de poursuivre la modernisation des infrastructures, de soutenir les secteurs productifs et de renforcer la gouvernance financière au service du développement national.
Aminata Dembélé
