La Côte d’Ivoire a porté haut la voix de l’Afrique à l’occasion du 8e Sommet de haut niveau du Conseil européen des entreprises pour l’Afrique et le Moyen-Orient (ECAM Council), organisé en marge de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Thème central de cette édition : la place de l’Afrique dans l’architecture de l’économie mondiale de demain. Un thème qui a rassemblé à New York un parterre exceptionnel de dirigeants de premier plan d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, venus explorer les perspectives de coopération et d’investissement dans les secteurs les plus stratégiques : la santé, l’éducation, la recherche, l’agro-industrie et les énergies renouvelables.
Dans une intervention remarquée, le Ministre a d’abord souligné les atouts du continent, qui en font le futur centre de gravité de la croissance mondiale. Avec la population la plus jeune au monde, l’Afrique est le plus grand marché de demain. Détentrice des minerais critiques essentiels aux transitions énergétique et numérique mondiale du cobalt au lithium l’Afrique détient les clés du futur. La Zone de libre-échange continentale africaine, avec ses 1,4 milliard de consommateurs, est le plus grand marché commun en création au monde.
« L’avenir économique du monde ne se construira pas sans l’Afrique. Il se construira avec une Afrique forte, compétitive et pleinement intégrée dans l’économie mondiale », a déclaré Dr Souleymane Diarrassouba.
Pour la Côte d’Ivoire, a expliqué le Ministre, cette ambition n’est pas un slogan, mais une feuille de route opérationnelle. Elle se traduit par quatre piliers indissociables : La transformation accrue des matières premières sur le continent, pour capter la valeur ajoutée. Le développement de chaînes de valeur compétitives, du champ à l’usine. La création massive d’emplois qualifiés pour sa jeunesse. La consolidation de l’intégration économique régionale comme socle de résilience. Dr Diarrassouba a évoqué à ce titre la dynamique économique positive et résiliente du pays, soutenue par des réformes structurelles courageuses et une gouvernance macroéconomique rigoureuse, saluée par le FMI et la Banque Mondiale.
Alassane Guindo
