La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) vient de franchir une étape majeure. À l’occasion de sa 100ᵉ réunion du Conseil d’Administration, l’institution a validé un portefeuille de financements stratégiques d’un montant global de plus de 510 millions de dollars américains. Ces engagements visent à transformer durablement les infrastructures, la santé, l’énergie et le secteur privé dans plusieurs pays de la sous-région.
La Guinée bénéficie d’une part importante de ces financements. 143,06 millions d’euros seront consacrés à la construction et au revêtement de 84 km de routes sur les axes Cissela-Banko-N’Dèma et Banko-Saraya, afin de fluidifier les échanges commerciaux et réduire les coûts de transport. 65,87 millions d’euros financeront la construction d’un hôpital régional de 200 lits à Siguiri, offrant un accès élargi aux soins spécialisés pour près de 1,7 million de personnes. 60,62 millions d’euros soutiendront le projet hydroélectrique Tinkisso II, doté d’une capacité de 11 MW et d’une production annuelle estimée à 48 GWh, fournissant une énergie propre à plus de 350 000 habitants.
Au Ghana, une ligne de crédit de 150 millions USD sera octroyée à Maripoma Enterprise Limited pour appuyer huit projets routiers et de ponts, représentant un portefeuille global de 1,2 milliard USD. L’objectif : renforcer la connectivité et stimuler l’activité économique. En Sierra Leone, la BIDC accorde un prêt subordonné de 50 millions USD à WAICA Reinsurance Corporation Plc. Ce financement vise à consolider les fonds propres de l’entreprise et accroître sa capacité d’investissement dans les infrastructures, l’énergie, les transports et l’agriculture, tout en intégrant les normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Pour Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC, ces opérations illustrent l’ambition de la Banque : soutenir des investissements transformateurs, renforcer l’intégration régionale et améliorer les conditions de vie des populations. Elles s’inscrivent dans la Stratégie GRO 2026-2030 (Croissance, Résilience, Optimisation), qui vise à accélérer la transformation structurelle de l’Afrique de l’Ouest grâce à des investissements catalytiques.
Fatoumata Traoré
