La relance du secteur halieutique s’impose désormais comme l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale. Lors du dernier Conseil des ministres, tenu ce mercredi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement à restructurer en profondeur l’économie maritime, en mettant l’accent sur la régulation des ressources, la revitalisation de la pêche artisanale et le repositionnement de l’aquaculture.
Le Chef de l’État a salué les efforts du ministre des Pêches et de l’Économie maritime, qui œuvre à instaurer une exploitation plus rationnelle et durable des ressources halieutiques. Cette régulation vise à lutter contre la surexploitation, à protéger la biodiversité marine et à garantir la souveraineté nationale sur les richesses maritimes.
La pêche artisanale, qui constitue un pilier économique et social pour de nombreuses communautés côtières, bénéficie d’une attention particulière. Le gouvernement entend soutenir les acteurs locaux, moderniser les équipements et améliorer les conditions de travail des pêcheurs. L’objectif est de renforcer la compétitivité de ce secteur tout en préservant son rôle essentiel dans l’approvisionnement alimentaire.
L’aquaculture est identifiée comme un levier stratégique pour diversifier la production et répondre à la demande croissante en produits halieutiques. Le Président a insisté sur la nécessité de repositionner cette filière, en favorisant l’investissement, l’innovation et la formation, afin d’en faire un moteur de croissance durable.
Le Chef de l’État a demandé la validation prochaine de trois instruments clés : la Politique maritime nationale, qui définira les grandes orientations du secteur ; la Stratégie portuaire, destinée à optimiser les infrastructures et renforcer la compétitivité des ports ; et la Carte des infrastructures de débarquement et de transformation, outil de planification pour mieux organiser la filière.
Par ailleurs, une révision du Code de la pêche est annoncée. Elle devrait permettre d’adapter le cadre juridique aux nouveaux enjeux, en garantissant une gestion durable et souveraine des ressources halieutiques.
À travers ces réformes, le gouvernement affiche une ambition claire : faire de l’économie maritime un secteur moderne, durable et souverain, capable de générer des emplois, de renforcer la sécurité alimentaire et de contribuer significativement au développement national.
Aminata Dembélé
