Ce mercredi 21 janvier 2026, le Premier Ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté en Conseil des ministres le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028, un dispositif stratégique destiné à transformer en profondeur le tissu productif national et à consolider les bases d’une croissance inclusive et durable.
Ce plan prévoit que les financements mobilisés soient strictement orientés vers les secteurs prioritaires, afin de répondre aux objectifs de transformation structurelle. Dans sa communication, le chef du gouvernement a précisé que l’investissement devra renforcer les poumons économiques du pays, développer le capital humain et favoriser une inclusion élargie dans la dynamique de croissance. L’accent est mis sur la création d’emplois, l’amélioration des conditions de vie, la cohésion sociale et la sécurité.
Le Premier Ministre a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics, privés, territoriaux et les partenaires techniques et financiers, afin de garantir une logique commune de financement, notamment autour des filières productives.
Le Plan présenté par M. Sonko repose sur trois axes fondamentaux : une approche cohérente, sélective et stratégique des projets à financer ; une mobilisation massive du secteur privé, considéré comme la locomotive de la transformation et du renforcement de l’ancrage productif ; un engagement public de redevabilité, garantissant transparence et efficacité dans la mise en œuvre.
Le Premier Ministre a indiqué que plusieurs projets atteindront d’ici 2028 un stade avancé de réalisation, parmi lesquels le Port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les Agropoles sud et centre, le Réseau Gazier du Sénégal, ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou. Parallèlement, d’autres investissements structurants seront lancés ou poursuivis, tels que le Programme Énergies, la connectivité numérique, ainsi que la relance d’entreprises nationales stratégiques comme la SONACOS, Air Sénégal/AIBD et la SN La Poste. Selon Ousmane Sonko, ces initiatives seront complétées par des infrastructures sociales, renforçant ainsi l’impact direct sur les populations.
Pour le Premier Ministre, cette orientation marque une refondation profonde de la gouvernance de l’investissement public. L’objectif est de protéger les projets catalytiques, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, contre les risques liés aux financements extérieurs, tels que la lourdeur des procédures ou les suspensions dues aux chocs exogènes.
Moussa Traoré
