Le Conseil des ministres du jeudi 29 janvier 2026 a entériné l’adoption du Plan relance, nouveau cadre stratégique de développement national pour la période 2026-2030. Ce référentiel, évalué à 36 000 milliards FCFA, constitue une feuille de route ambitieuse pour transformer durablement l’économie et renforcer la cohésion nationale.
Le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a précisé que près des deux tiers de l’enveloppe financière devraient provenir des ressources internes, traduisant la volonté du pays de s’appuyer sur ses propres capacités pour impulser le changement.
Le Plan relance repose sur quatre axes majeurs qui dessinent les contours de la stratégie nationale. La consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix, afin de garantir un environnement stable pour le développement. La refondation de l’État et amélioration de la gouvernance, pour renforcer l’efficacité institutionnelle et la transparence. Le développement du capital humain, avec un accent sur l’éducation, la santé et la formation. La modernisation des infrastructures et transformation de l’économie, pour stimuler la productivité et accroître la compétitivité nationale. La mise en œuvre de ce plan vise des résultats concrets : la reconquête totale du territoire, gage de stabilité et de souveraineté, la réduction du taux de pauvreté, de 42 % à 35 % sur la période. L’amélioration de l’espérance de vie, passant de 61 à 68 ans et le triplement de la capacité énergétique, de 685 MW à plus de 2 500 MW, pour soutenir l’industrialisation et l’accès à l’électricité.
Le Ministre Nacanabo a insisté sur le caractère inclusif du projet : « Ce plan doit être considéré comme le plan de tous les Burkinabè. Sa réussite dépendra de la mobilisation communautaire et des évaluations annuelles », a-t-il affirmé.
Aminata Dembélé
