Le lundi 30 mars 2026, au siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, s’est tenue la cérémonie de lancement de l’édition 2026 du Rapport sur les performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique (MEO 2026). L’événement, présidé par Sidi Ould Tah, Président de la BAD, a réuni un panel de haut niveau composé de ministres du Libéria et du Zimbabwe, ainsi qu’une représentante du Fonds monétaire international. La Côte d’Ivoire était représentée par Dr Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du Développement et gouverneur de la BAD pour le pays.
Le Président de la BAD a salué la résilience des économies africaines, qui ont enregistré une croissance moyenne du PIB réel de 4,2 % en 2025, malgré un contexte mondial marqué par la fragmentation des échanges et des incertitudes persistantes. Il a toutefois souligné qu’une accélération est indispensable : seule une croissance annuelle soutenue d’au moins 7 % permettra au continent de transformer ses structures économiques, d’éradiquer la pauvreté et de renforcer sa résistance aux chocs futurs.
De son côté, Dr Souleymane Diarrassouba a rappelé que la Côte d’Ivoire avait maintenu une croissance positive de 0,7 % au plus fort de la crise de la COVID-19, preuve de la solidité de ses fondamentaux. Il a inscrit cette performance dans la vision du Président Alassane Ouattara, qui ambitionne de positionner le pays parmi les économies à revenu intermédiaire supérieur. Pour y parvenir, deux leviers sont jugés déterminants : la formalisation de l’économie et une industrialisation accélérée.
« Notre défi majeur est de construire une économie capable de résister aux chocs extérieurs. Cela passe impérativement par la formalisation de notre économie et une industrialisation accélérée », a-t-il déclaré.
Les échanges du panel ont convergé vers trois priorités stratégiques : mobiliser davantage de ressources domestiques et extérieures, optimiser la gestion de la dette grâce à des mécanismes de refinancement innovants et moins coûteux, renforcer l’attractivité des investissements privés.
Le Rapport MEO 2026 conclut sur l’urgence de mettre en œuvre des politiques audacieuses afin d’ancrer durablement la croissance africaine dans une trajectoire de transformation structurelle.
Khadidiatou Maïga
