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Guinée Conakry: Mariama Ciré Sylla, nouvelle ministre de l’Économie, des Finances et du Budget

Ce lundi 2 février 2026, le président guinéen Mamadi Doumbouya a annoncé une première vague de nominations ministérielles, marquant une étape clé dans la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Bah Oury. Vingt portefeuilles ont été attribués sur les vingt-neuf que comptera l’équipe gouvernementale. Parmi ces désignations, celle de Mariama Ciré Sylla à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget retient particulièrement l’attention.

Mariama Ciré Sylla apporte à ce poste stratégique une expérience riche et diversifiée. Elle a travaillé près d’une décennie au sein du Groupe de la Banque mondiale, notamment à la Société Financière Internationale (IFC), où elle a dirigé des programmes de développement du secteur privé et de création d’emplois en Afrique, en Europe et en Asie. Entre 2024 et 2025, elle a coordonné les projets du Groupe de la Banque mondiale en Namibie, renforçant sa réputation de spécialiste des réformes économiques et institutionnelles. Avant sa nouvelle nomination, elle a occupé le poste de ministre de l’Agriculture, où elle a œuvré pour la modernisation des filières agro-industrielles et la compétitivité des productions locales.

Diplômée de l’Université d’Oxford, du Williams College et de l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne, elle dispose d’une solide base théorique en économie et en politiques publiques. Le portefeuille de l’Économie, des Finances et du Budget constitue la colonne vertébrale de l’action gouvernementale. En confiant cette mission à Mariama Ciré Sylla, le président Doumbouya envoie un signal fort : celui de privilégier des profils techniques et expérimentés pour piloter les réformes économiques et assurer la discipline budgétaire.

La nouvelle ministre devra s’attaquer à plusieurs chantiers prioritaires : assurer la transparence budgétaire et restaurer la crédibilité des finances publiques. Renforcer la mobilisation des recettes fiscales et douanières, tout en luttant contre l’économie informelle. Diversifier l’économie nationale et stimuler l’investissement privé. Maintenir la confiance des partenaires internationaux, indispensable pour soutenir les projets de développement.

Cette première vague de nominations ne couvre que vingt ministères sur vingt-neuf. Neuf portefeuilles restent vacants, ce qui traduit une approche graduelle du président et du Premier ministre, en privilégiant les secteurs jugés prioritaires pour assurer la continuité de l’action publique.

Souleymane Coulibaly

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