La Banque du Ghana a procédé, ce mardi 18 août 2026, à l’inauguration du Conseil financier d’advisage non-réservoir (NIFAC), une nouvelle instance destinée à soutenir le développement, la réglementation et la surveillance du secteur de la finance non-dépositaire.
Le NIFAC aura pour mandat de : Conseiller la Banque du Ghana sur la gouvernance et la supervision des institutions financières non-dépositaires, encadrer le développement d’un écosystème inclusif et crédible, renforcer la protection des consommateurs et la confiance publique dans les produits financiers innovants.
Lors de la cérémonie d’inauguration tenue à la Bank Square, le Gouverneur Johnson Pandit Asiama a insisté sur la nécessité d’une gouvernance solide et d’une transparence accrue : « Le succès de cette initiative ne sera pas mesuré par le nombre de nouveaux produits introduits, mais par le fait que ces produits soient solides, utiles et dignes de confiance publique », a-t-il déclaré.
Il a exhorté les membres du Conseil à exercer leur mandat avec indépendance, objectivité, professionnalisme et diligence, afin de garantir la cohérence financière et la solidité du système.
La création du NIFAC marque une étape stratégique dans l’évolution du paysage financier du Ghana. Dans un contexte où les services financiers non-dépositaires (microfinance, fintech, institutions de crédit spécialisées) connaissent une expansion rapide, l’enjeu est double : Canaliser l’innovation vers des produits fiables et accessibles, prévenir les dérives liées à l’absence de dépôts traditionnels et aux risques de surendettement ou de fraude.
En dotant le pays d’un organe consultatif spécialisé, la Banque du Ghana cherche à consolider la confiance des investisseurs et des usagers, tout en positionnant le secteur non-dépositaire comme un levier de croissance inclusive.
L’inauguration du NIFAC illustre la volonté des autorités ghanéennes de bâtir un système financier plus diversifié, plus transparent et mieux régulé, capable de répondre aux besoins des populations tout en soutenant la stabilité macroéconomique.
Alassane Guindo
