La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris position face à l’escalade militaire dans la région du Golfe, mettant en garde contre les risques considérables que cette crise fait peser sur la stabilité mondiale et sur les économies les plus fragiles.
Sous la présidence de Julius Maada Bio, chef de l’État sierra-léonais, l’organisation régionale s’est alignée sur la déclaration de l’Union africaine, exprimant une vive inquiétude quant aux répercussions de ces affrontements sur la paix internationale, les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement alimentaire. La Commission de la CEDEAO, dans son communiqué a souligné que l’intensification des hostilités au Moyen-Orient pourrait accentuer l’instabilité régionale et provoquer de fortes secousses sur les marchés mondiaux. L’Afrique, déjà exposée aux fluctuations des prix de l’énergie et aux fragilités des circuits commerciaux, se trouve en première ligne des conséquences économiques et sociales.
L’organisation appelle les parties impliquées à faire preuve de la plus grande retenue et à respecter les principes de la Charte des Nations unies. Elle insiste sur la nécessité de protéger les populations civiles et les infrastructures essentielles, rappelant que la souveraineté et l’intégrité territoriale demeurent des fondements incontournables du droit international.
Au-delà de l’urgence sécuritaire, la CEDEAO exhorte à relancer les efforts diplomatiques dans les cadres régionaux et internationaux existants. Elle plaide pour un retour au dialogue afin d’apaiser les tensions et rétablir un climat de stabilité. En réaffirmant son attachement au multilatéralisme, l’organisation ouest-africaine se positionne comme un acteur engagé dans la recherche de solutions pacifiques aux crises mondiales.
Khadidiatou M. Maïga
