En marge du Sommet Africa Forward, les Présidents Alassane Ouattara et William Ruto ont réaffirmé leur volonté commune de stimuler l’industrialisation africaine et de consolider les relations ivoiro‑kenyanes, marquées par l’ouverture prochaine d’une ambassade du Kenya à Abidjan.
Ce dimanche, le Président ivoirien Alassane Ouattara s’est entretenu avec son homologue kenyan William Ruto autour des grands enjeux du Sommet Africa Forward. Les discussions ont porté sur la mobilisation des ressources internes, la mise en place de mécanismes de financement durables et l’accélération de l’industrialisation du continent. Autant de thèmes qui traduisent la volonté des deux dirigeants de promouvoir une croissance inclusive et résiliente.
Au‑delà des débats continentaux, les deux Chefs d’État ont mis l’accent sur le renforcement des relations bilatérales. La finalisation prochaine d’un Accord‑cadre de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Kenya constitue une étape stratégique pour élargir les échanges commerciaux et favoriser les investissements croisés. William Ruto a salué « des discussions fructueuses avec son frère, le président Alassane Ouattara », tenues à State House Nairobi, en amont du Sommet.
Dans un geste hautement symbolique, le Kenya a annoncé l’ouverture d’une ambassade en Côte d’Ivoire et l’envoi de son premier ambassadeur accrédité auprès d’Abidjan. Cette décision illustre l’engagement des deux pays à approfondir leur partenariat et à renforcer la présence diplomatique kenyane en Afrique de l’Ouest. En retour, le Président Ouattara a confirmé l’intention d’envoyer un ambassadeur à Nairobi, scellant ainsi une réciprocité diplomatique.
William Ruto a insisté sur la nécessité de « débloquer de plus grandes opportunités dans le commerce, les investissements et les échanges entre nos peuples, au bénéfice mutuel de nos citoyens ». Le Président kenyan a également sollicité le soutien de son homologue ivoirien pour la candidature de la juge Njoki Ndung’u, membre de la Cour suprême du Kenya, au poste de juge à la Cour pénale internationale.
Khadidiatou Maïga
