Le vendredi 6 février, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo, ont paraphé un accord majeur entre le Burkina Faso et l’institution onusienne. Cet engagement ouvre la voie à la mise en œuvre de trois programmes transformateurs d’une valeur globale de 850 209 681 026 F CFA, destinés à renforcer l’autosuffisance alimentaire, la paix, le développement et la cohésion sociale.
Le premier programme, intitulé « Appui à la transformation durable des systèmes alimentaires », ambitionne de conduire le Burkina Faso vers la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. Il s’étendra sur l’ensemble des 17 régions du pays, avec une attention particulière aux zones à fort potentiel agricole et agropastoral, ainsi qu’aux territoires vulnérables aux crises alimentaires et aux aléas climatiques. Son enveloppe budgétaire dépasse 645 milliards F CFA.
Le deuxième programme, « Programme d’appui à la transition humanitaire-développement-paix », vise à accompagner le pays dans sa sortie progressive de la dépendance à l’aide humanitaire, en consolidant la résilience et en favorisant une paix durable. Sa mise en œuvre nécessitera plus de 109 milliards F CFA. Le troisième axe, « Programme d’appui à la stabilisation, à la cohésion sociale et à la transition », doté de plus de 151 milliards F CFA, ciblera prioritairement les zones frontalières et les territoires fragiles. L’objectif est de renforcer la présence de l’État, de consolider la cohésion sociale et de stabiliser les espaces exposés aux tensions.
Lors de la cérémonie, Dr Aboubakar Nacanabo a souligné que ces programmes s’inscrivent en parfaite synergie avec les quatre piliers du Plan national de développement relance (2026-2030), adopté le 29 janvier dernier. Selon lui, ils constituent de véritables instruments d’opérationnalisation et des accélérateurs pour la mise en œuvre de ce plan, dont la finalité est l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè.
Aminata Dembélé
