La capitale burkinabè a abrité, ce jeudi 26 février 2026, l’ouverture officielle de la rencontre des ministres en charge des trois piliers de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvées pour examiner et adopter la feuille de route de la deuxième année de la Confédération.
Cette réunion de haut niveau intervient après des travaux préparatoires menés par les hauts fonctionnaires des trois pays, qui ont finalisé un projet initial proposé par la partie burkinabè. Les ministres prennent désormais le relais afin d’affiner ce document et d’en faire un cadre d’orientation consensuel, fidèle à la vision des Chefs d’État et aux aspirations des populations de l’espace confédéral.
Le Général d’Armée Salifou Mody, ministre d’État et chef de la délégation nigérienne, a mis en avant les avancées majeures enregistrées au cours de la première année de la Confédération. Il a salué la détermination des acteurs qui ont permis de consolider la souveraineté collective, de renforcer la coopération militaire et de poser des choix stratégiques en phase avec les attentes des citoyens.
Son homologue malien, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, a quant à lui insisté sur l’esprit de fraternité et de solidarité qui a guidé les travaux préparatoires.
« Cette réunion illustre parfaitement la démarche participative et inclusive qui caractérise notre Confédération », a-t-il affirmé.
Le discours inaugural a été prononcé par Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale de la Confédération AES. Dans son allocution, il a souhaité la bienvenue aux délégations sœurs et rappelé que l’An I, sous la présidence du Général Assimi Goïta, a marqué une étape fondatrice : mise en place des institutions, clarification doctrinale et affirmation stratégique.
Selon lui, l’An II doit désormais consolider ces acquis, approfondir les actions engagées et renforcer les projections stratégiques. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination diplomatique, d’une intégration économique accrue et d’une détermination sécuritaire commune.
M. Bazié a rappelé la responsabilité historique des acteurs de faire de cette feuille de route un instrument de cohérence et de mutualisation des capacités, à la hauteur des ambitions de la Confédération.
Moussa Traoré
