Le président des États-Unis, Donald Trump, s’est adressé hier soir à ses compatriotes lors d’une allocution télévisée consacrée à la situation au Moyen-Orient et au conflit mené aux côtés d’Israël contre l’Iran. Son intervention s’est distinguée par un ton résolument martial et une volonté affichée de rassurer l’opinion publique américaine.
Le chef de l’État a affirmé que la coalition américano-israélienne avait déjà atteint l’essentiel des objectifs fixés. Selon lui, la guerre est « sur le point de s’achever », mais requiert encore un ultime effort militaire pour être définitivement conclue. Donald Trump a indiqué que les deux à trois prochaines semaines seraient décisives, annonçant une intensification des frappes contre les positions iraniennes. Il a promis des actions « extrêmement sévères », destinées à neutraliser les dernières capacités stratégiques de Téhéran. Cette allocution a pris la forme d’une quasi-déclaration de victoire, visant à convaincre les Américains que l’issue du conflit est favorable. Le président a insisté sur le fait que les États-Unis sont « proches de mettre un terme » à une guerre coûteuse et impopulaire.
Le conflit, engagé depuis plus d’un mois, reste marqué par des échanges de frappes et des tensions régionales persistantes. L’armée israélienne a récemment intercepté plusieurs salves de missiles iraniens, preuve que les hostilités demeurent vives. Trump a néanmoins voulu montrer que Washington conserve l’initiative et maîtrise l’évolution des opérations.
Sur le plan financier, après 35 jours de guerre, le coût pour le contribuable américain est estimé à environ 35 milliards de dollars, soit près d’un milliard par jour selon les chiffres préliminaires du Pentagone. Des évaluations indépendantes évoquent une facture totale susceptible de dépasser 200 milliards de dollars si le conflit se prolonge au-delà de deux mois.
Souleymane Coulibaly
