À l’approche de la campagne cotonnière 2026-2027, le gouvernement ivoirien affiche sa volonté de renforcer le pouvoir d’achat des producteurs tout en consolidant la compétitivité de l’une des principales filières agricoles du pays. Réuni autour des acteurs du secteur et des médias, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a annoncé une série de mesures destinées à soutenir la production nationale et à garantir de meilleures conditions aux exploitants.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par les défis liés à l’évolution des prix internationaux, à l’augmentation des coûts des intrants agricoles et à la nécessité de préserver l’attractivité de la filière coton, qui demeure un pilier essentiel des revenus de milliers de ménages ruraux. Le kilogramme de coton-graine de premier choix est désormais fixé à 310 FCFA, tandis que celui du deuxième choix est arrêté à 285 FCFA. Cette mesure vise à offrir une meilleure rémunération aux producteurs et à encourager les efforts de qualité dans les zones de production. À travers cette fixation des prix, les autorités entendent maintenir la dynamique de développement de la filière tout en assurant un partage plus équilibré de la valeur créée entre les différents acteurs de la chaîne.
Outre les prix d’achat du coton, le gouvernement a également arrêté les tarifs des principaux intrants destinés à accompagner les producteurs durant la campagne.
Le sac de 50 kilogrammes d’engrais NPK est fixé à 18 100 FCFA, tandis que celui de l’urée est établi à 17 050 FCFA. Quant aux insecticides, leur coût est arrêté à 35 000 FCFA par hectare. Ces mesures visent à contenir les charges de production qui pèsent sur les exploitations agricoles et à garantir un accès plus abordable aux intrants indispensables à l’amélioration des rendements.
Pour soutenir concrètement la filière, l’État ivoirien a annoncé la mobilisation d’une enveloppe globale de 29,3 milliards de FCFA. Dans ce montant, 22,5 milliards de FCFA seront consacrés au complément de prix accordé aux producteurs, tandis que 6,8 milliards de FCFA serviront au soutien des intrants agricoles.
Cet engagement financier traduit la volonté des pouvoirs publics d’accompagner durablement les cotonculteurs et de renforcer la résilience du secteur face aux aléas économiques et aux fluctuations des marchés internationaux.
Au-delà de son importance agricole, la filière coton constitue un levier majeur de développement économique et social pour de nombreuses régions du pays. Elle contribue à la création de revenus, à l’essor des activités rurales et à la dynamisation des économies locales.
Conscient de cet enjeu, le gouvernement poursuit une politique de soutien visant à améliorer la productivité, renforcer la qualité de la production et préserver la compétitivité du coton ivoirien sur les marchés régionaux et internationaux.
Nana Touré
