Le gouvernement gambien a franchi une étape importante dans la préparation de son programme économique pour l’année à venir. Le ministre des Finances et des Affaires économiques, Seedy K.M. Keita, a présenté devant l’Assemblée nationale le discours de la budgétisation 2027, un document stratégique qui fixe les grandes orientations financières et les ambitions de développement du pays.
Placée sous le thème « Renforcer la résilience économique tout en améliorant la durabilité financière », cette présentation traduit la volonté des autorités de consolider les acquis macroéconomiques du pays tout en créant les conditions d’une croissance plus robuste et inclusive. Dans un contexte économique mondial marqué par de multiples incertitudes, le gouvernement entend poursuivre une politique budgétaire axée sur la stabilité, la discipline financière et le renforcement des capacités productives nationales.
Dans son intervention, le ministre a souligné l’engagement de l’exécutif à préserver les équilibres macroéconomiques, à améliorer la gestion des finances publiques et à renforcer les mécanismes de gouvernance budgétaire. L’objectif affiché est de garantir une utilisation plus efficiente des ressources publiques tout en soutenant les investissements nécessaires à la transformation structurelle de l’économie.
Le budget 2027 accorde une place centrale à plusieurs secteurs considérés comme des moteurs essentiels du développement national. L’agriculture figure parmi les principales priorités, reflétant la volonté des autorités de renforcer la sécurité alimentaire, d’accroître la productivité des exploitations et de soutenir les revenus des populations rurales. Les infrastructures occupent également une position stratégique, avec un accent particulier mis sur le développement du réseau routier afin de faciliter les échanges économiques et de renforcer l’intégration territoriale.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de poursuivre les efforts engagés dans le secteur énergétique, notamment à travers l’élargissement de l’accès à l’électricité. Cette orientation est perçue comme un levier indispensable pour stimuler l’activité économique, attirer les investissements et améliorer les conditions de vie des ménages. Les secteurs de la santé et de l’éducation figurent également parmi les bénéficiaires des allocations budgétaires prioritaires, dans l’optique de renforcer le capital humain et de soutenir le développement social.
Sur le plan fiscal, les autorités entendent intensifier la mobilisation des recettes domestiques afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’accroître les marges de manœuvre budgétaires de l’État. Cette stratégie s’accompagne d’une attention particulière portée à la soutenabilité de la dette publique, avec pour ambition de préserver la stabilité financière du pays tout en continuant à financer les projets structurants.
Korotoumou Sylla
