Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, a présenté, mardi à Bangkok, la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) comme un instrument stratégique destiné à accélérer la transformation économique du continent. Dévoilée en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), cette initiative entend renforcer la capacité de l’Afrique à mobiliser ses propres ressources et à mieux financer ses ambitions de développement.
S’exprimant devant des responsables gouvernementaux, des partenaires financiers internationaux et des acteurs du développement, Dr Sidi Ould Tah a souligné l’urgence pour l’Afrique de disposer de mécanismes financiers plus efficaces, mieux intégrés et davantage adaptés aux réalités du continent.
Selon lui, la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) constitue une réponse concrète aux défis de financement auxquels font face les économies africaines dans leur quête de croissance inclusive, d’industrialisation et de création d’emplois.
Au cœur de cette initiative figure une ambition claire : renforcer les institutions financières africaines, favoriser leur interconnexion et accroître leur capacité à mobiliser des ressources à grande échelle afin de soutenir les investissements stratégiques nécessaires à la transformation économique du continent. Pour le président du Groupe de la BAD, l’Afrique dispose d’importants atouts humains, économiques et naturels. Toutefois, la réalisation de son potentiel demeure largement conditionnée par sa capacité à mobiliser des financements durables et à les orienter vers des projets structurants à fort impact. La NAFAD vise ainsi à construire un écosystème financier plus robuste, capable de canaliser davantage de ressources vers les infrastructures, l’industrialisation, l’énergie, l’agriculture, l’innovation et le développement du secteur privé.
Cette nouvelle approche s’inscrit dans une vision plus large consistant à réduire la dépendance du continent aux financements extérieurs traditionnels, tout en renforçant le rôle des institutions financières africaines dans le financement du développement.
Pour Dr Sidi Ould Tah, il ne s’agit pas seulement de mobiliser davantage de capitaux, mais également de créer les conditions favorables à une meilleure coordination entre les différents acteurs financiers africains afin d’accroître l’efficacité et l’impact des investissements.
Aminata Dembélé
