En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, la ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a multiplié les rencontres stratégiques avec plusieurs partenaires financiers majeurs. Au cœur des échanges : la mobilisation des financements, le renforcement du secteur privé et l’accélération de la transformation économique de la Guinée à travers la vision Simandou 2040.
Poursuivant son agenda diplomatique et financier à l’occasion de ce rendez-vous international de premier plan, Mariama Ciré Sylla a engagé une série d’entretiens de haut niveau destinés à consolider les partenariats économiques de la Guinée et à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des grands projets structurants du pays.
Parmi les rencontres marquantes figure celle avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah. Cette séance de travail a permis de prolonger la dynamique de coopération récemment engagée à Abidjan et de revisiter les perspectives de collaboration entre l’institution panafricaine et la Guinée.
À cette occasion, le président de la BAD a salué les réformes économiques entreprises par les autorités guinéennes ainsi que les avancées enregistrées sur le plan macroéconomique. Réaffirmant l’engagement de son institution, il a assuré de la disponibilité du Groupe de la BAD à accompagner les ambitions de développement portées par la Guinée dans les années à venir.
Au cours des échanges, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a mis en avant l’importance de la mobilisation des ressources intérieures comme levier essentiel du financement du développement. Elle a particulièrement insisté sur la nécessité de valoriser davantage les revenus issus du secteur minier afin de les orienter vers des investissements structurants, capables de générer des emplois durables et d’améliorer les conditions de vie des populations. Dans cette perspective, Mariama Ciré Sylla a rappelé les performances enregistrées par l’administration fiscale guinéenne, soulignant que les recettes fiscales du pays ont été multipliées par deux entre 2021 et 2025. Une progression qui, selon elle, traduit les efforts de modernisation économique et de renforcement de la gouvernance budgétaire engagés ces dernières années.
La ministre guinéenne s’est également entretenue avec Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé.
Les discussions ont essentiellement porté sur les moyens d’accélérer le développement du tissu entrepreneurial national. Les deux parties ont notamment évoqué le renforcement de l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme un moteur essentiel de croissance et de création d’emplois.
Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de favoriser l’émergence de champions nationaux capables de jouer un rôle moteur dans l’industrialisation du pays et dans la transformation locale de ses richesses naturelles. Un enjeu stratégique pour une économie qui ambitionne de tirer pleinement profit de son important potentiel minier et agricole. Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité des consultations engagées avec le FMI et le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre des Assemblées annuelles. Elles témoignent de la volonté des autorités guinéennes de consolider leurs partenariats internationaux, tout en mobilisant les financements, les compétences techniques et les expertises indispensables à la concrétisation de la vision Simandou 2040.
Khadidiatou Maïga
