Les 8 et 9 octobre 2026, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a organisé à son siège de Lomé un séminaire sous-régional consacré à la continuité d’activité, à la reprise d’activité et à la gestion de crise. Cette rencontre de haut niveau a réuni des institutions financières régionales, des banques de développement, des cabinets spécialisés et des experts de la résilience organisationnelle autour d’un objectif commun : renforcer la capacité des institutions africaines à anticiper, absorber et surmonter les crises.
Dans un environnement marqué par la multiplication des risques opérationnels, technologiques, climatiques et sécuritaires, l’événement a offert un cadre privilégié d’échanges sur les meilleures pratiques permettant d’assurer la continuité des missions essentielles des institutions de financement du développement.
Le séminaire a rassemblé un large éventail d’acteurs du secteur financier et institutionnel africain. Parmi les participants figuraient notamment la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), la Commission de l’UEMOA, l’AMF-UMOA, la Banque Postale du Congo ainsi que plusieurs cabinets de conseil et entreprises spécialisées dans la continuité d’activité, la cybersécurité et la gestion des risques.
Les filiales et structures partenaires de la BOAD, notamment BOAD Titrisation, BOAD Market Solutions, Cauris Management et AFINHAB, ont également pris part aux travaux, aux côtés des responsables des fonctions stratégiques de l’institution. Cette diversité d’expertises a permis de croiser les expériences et les approches afin d’enrichir la réflexion collective sur les mécanismes de résilience les mieux adaptés aux réalités africaines.
Durant deux jours, les participants ont partagé leurs retours d’expérience concernant la gestion de crises majeures ayant affecté leurs organisations ou leurs environnements d’intervention.
Les discussions ont porté sur l’identification des menaces émergentes, l’évaluation des risques critiques ainsi que les stratégies permettant de préserver la continuité des services essentiels face à des situations exceptionnelles. Des ateliers techniques et des exercices grandeur nature de gestion de crise ont permis aux participants de tester leurs dispositifs, d’évaluer leur niveau de préparation et d’identifier les axes d’amélioration susceptibles de renforcer leur réactivité en cas d’incident majeur. Les échanges ont notamment mis l’accent sur plusieurs dimensions essentielles de la résilience organisationnelle.
Les participants se sont penchés sur la continuité des activités métiers, considérée comme une condition indispensable au maintien des missions de financement et d’appui au développement. Ils ont également abordé la résilience des systèmes d’information, enjeu devenu stratégique à l’ère de la transformation numérique et de la recrudescence des cybermenaces.
La communication de crise a constitué un autre axe majeur des discussions, les intervenants soulignant l’importance d’une information rapide, cohérente et maîtrisée pour préserver la confiance des partenaires et des parties prenantes en période de turbulence.
La question de la coordination interinstitutionnelle a occupé une place centrale dans les réflexions. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération entre institutions afin d’améliorer la gestion collective des situations d’urgence susceptibles d’avoir des répercussions régionales.
Korotoumou Sylla
