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Dialogue ministériel du V20: la Guinée plaide pour un financement plus équitable des économies vulnérables  

En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a pris part au 17e Dialogue ministériel du V20 (Vulnerable Twenty Group), organisé autour du thème : « Development and Delivery in a Multipolar World ».

Réunissant les économies les plus exposées aux effets du changement climatique, cette plateforme internationale constitue un cadre privilégié de concertation et de plaidoyer pour les pays vulnérables en quête de solutions durables de financement du développement et de renforcement de leur résilience face aux crises climatiques.

À cette tribune de haut niveau, Ismaël Nabé a porté la voix de la Guinée en défendant une conviction forte : la multipolarité croissante du monde doit se traduire par un élargissement réel des opportunités offertes aux pays en développement, non seulement en termes de diversification des partenaires, mais surtout en matière de capacité à définir librement leurs priorités de développement.

Pour le ministre, l’émergence d’un ordre international davantage multipolaire ne doit pas se limiter à une redistribution des influences économiques et géopolitiques. Elle doit permettre aux pays du Sud d’accéder à des mécanismes de financement plus justes, de négocier dans des conditions plus équilibrées et d’obtenir des résultats concrets au bénéfice de leurs populations. Cette approche s’inscrit dans la volonté de promouvoir un développement fondé sur la souveraineté économique, l’efficacité des investissements et la prise en compte des réalités propres aux économies les plus fragiles.

Dans son intervention, le ministre a particulièrement insisté sur les contraintes auxquelles sont confrontés les pays vulnérables. Alors que les impacts du changement climatique s’intensifient, ces nations se trouvent confrontées à une équation particulièrement complexe : financer l’adaptation climatique tout en répondant aux besoins pressants de développement.

Les coûts liés aux catastrophes naturelles, à la dégradation des écosystèmes et aux perturbations économiques engendrées par le dérèglement climatique viennent s’ajouter aux besoins considérables en infrastructures, en création d’emplois, en sécurité alimentaire et en amélioration des services sociaux de base.

Face à ces défis, Ismaël Nabé a plaidé pour un accès à des financements plus accessibles, plus prévisibles et davantage adaptés aux spécificités des économies vulnérables. Selon lui, la résilience climatique et le développement économique ne doivent plus être considérés comme deux agendas distincts, mais comme les deux piliers complémentaires d’une même stratégie de transformation.

Alassane Guindo

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