Le gouvernement kényan affirme enregistrer des résultats significatifs dans la mise en œuvre de ses réformes agricoles, avec à la clé une amélioration des revenus des producteurs, une hausse de la productivité et un renforcement de la sécurité alimentaire. Ces avancées ont été mises en lumière à l’occasion du Sommet sur la transformation de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, tenu à Jamhuri Park, à Nairobi.
L’agriculture, pilier de l’économie kényane et principale source de revenus pour des millions de ménages, connaît une dynamique encourageante portée par les réformes engagées par l’administration du président William Ruto. Selon les autorités, les mesures mises en œuvre ces dernières années commencent à produire des résultats tangibles, tant en matière de réduction des coûts de production que d’amélioration des revenus des agriculteurs. Le gouvernement souligne que ces réformes ont contribué à renforcer la rentabilité des principales filières agricoles du pays, notamment le thé, le café, les produits laitiers et la canne à sucre, permettant ainsi à de nombreux exploitants de tirer davantage profit de leur activité.
Le secteur laitier figure parmi les principaux bénéficiaires de cette nouvelle dynamique. Selon les chiffres communiqués par les autorités, les producteurs de lait perçoivent désormais en moyenne 50 shillings kényans (KSh) par litre, contre 35 KSh en 2022. Cette amélioration des prix à la production a contribué à renforcer les revenus des éleveurs tout en stimulant la production nationale.
Les performances du secteur se traduisent également par une augmentation significative des volumes produits. La production annuelle de lait est ainsi passée de 4,5 milliards de litres à 5,6 milliards de litres, illustrant la capacité des exploitants à répondre à une demande croissante grâce à de meilleures conditions de production et à des incitations économiques plus favorables.
Afin de pérenniser cette dynamique, le gouvernement kényan entend poursuivre ses efforts d’investissement dans les infrastructures agricoles et les chaînes de valeur. Les autorités misent notamment sur le développement de systèmes d’irrigation destinés à réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques et à améliorer les rendements agricoles sur l’ensemble du territoire. Parallèlement, une attention particulière est accordée à la transformation locale des produits agricoles afin de créer davantage de valeur ajoutée dans le pays.
Dans ce cadre, le gouvernement indique avoir mobilisé 850 millions de shillings kényans pour la modernisation de 17 usines de thé, une initiative visant à améliorer la compétitivité de l’une des principales filières d’exportation du Kenya. Cette stratégie vise également à accroître les capacités de transformation, à améliorer la qualité des produits et à permettre aux producteurs de bénéficier d’une plus grande part de la valeur créée au sein des chaînes agricoles.
Au-delà de la production, les autorités kényanes souhaitent renforcer l’accès des produits agricoles nationaux aux marchés internationaux. Le gouvernement poursuit ainsi ses efforts diplomatiques et commerciaux afin d’ouvrir de nouveaux débouchés pour les exportations agricoles du pays. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant à accroître les recettes d’exportation, améliorer la balance commerciale et soutenir durablement les revenus des producteurs.
Les filières du thé, du café, des produits horticoles et des produits laitiers constituent notamment des secteurs prioritaires dans cette stratégie de conquête de nouveaux marchés.
La clôture du Sommet sur la transformation de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, organisé à Jamhuri Park à Nairobi, a constitué l’occasion pour les autorités de réaffirmer le rôle central du secteur agricole dans le développement économique du Kenya. Le gouvernement Ruto a rendu hommage aux agriculteurs pour leur contribution essentielle à la sécurité alimentaire nationale, à la création d’emplois et à la croissance économique.
À travers les réformes engagées, l’exécutif kényan ambitionne de bâtir un secteur agricole plus productif, plus résilient et davantage orienté vers la création de richesse. L’objectif est non seulement de renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays, mais également de faire de l’agriculture un moteur majeur d’industrialisation, d’exportation et de développement inclusif.
Abdoulaye Cissé
