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Prix de la viande au Mali: le gouvernement engage de nouvelles mesures pour soulager les ménages

Face à la hausse persistante des prix des produits de première nécessité, le gouvernement malien entend renforcer son action en faveur du pouvoir d’achat des ménages. Parmi les préoccupations du moment figure l’augmentation du prix de la viande, un produit essentiel dans l’alimentation des populations, dont les coûts connaissent une pression croissante sur les marchés.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, ce lundi 12 octobre à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, une deuxième rencontre de concertation avec les acteurs de l’interprofession viande. Cette réunion s’inscrit dans le prolongement des échanges engagés une semaine plus tôt afin d’identifier les causes des tensions observées sur le marché et de définir des réponses appropriées pour améliorer l’approvisionnement et stabiliser les prix.

Après une première phase consacrée à l’évaluation de la situation de la filière, cette nouvelle rencontre a permis d’approfondir l’analyse des difficultés auxquelles sont confrontés les différents acteurs du secteur. Les participants ont examiné les contraintes qui pèsent sur l’approvisionnement des marchés ainsi que les facteurs contribuant à la hausse des coûts le long de la chaîne de distribution.

L’objectif poursuivi par les autorités est de mettre en œuvre des mesures capables d’agir directement sur les déterminants des prix afin de rendre la viande plus accessible aux consommateurs tout en préservant les intérêts économiques des opérateurs de la filière.

Parmi les décisions annoncées à l’issue des discussions figure la réouverture, dans un délai d’une semaine, de plusieurs marchés à bétail jugés stratégiques pour l’approvisionnement du pays. Cette mesure concerne notamment les marchés de Nioro, Konna et Fatoma, dont la remise en activité devrait contribuer à fluidifier les échanges et à accroître l’offre disponible sur les marchés.

Les autorités ont également identifié la sécurisation des circuits d’approvisionnement comme une priorité immédiate. L’amélioration de la protection des convois de bétail, ainsi que la fluidification du transport entre les zones d’élevage, les centres périurbains et les grandes agglomérations, figurent parmi les leviers retenus pour faciliter les mouvements commerciaux et réduire les coûts logistiques.

Au-delà des mesures d’urgence, les échanges ont mis en lumière la nécessité de s’attaquer aux causes structurelles influençant le prix de la viande.

Les professionnels de la filière ont notamment souligné l’importance de réduire les coûts liés à l’alimentation du bétail. À cet effet, le développement des cultures fourragères et la diversification des sources d’alimentation animale apparaissent comme des pistes essentielles pour améliorer la productivité des élevages et limiter les charges supportées par les producteurs.

Cette initiative s’inscrit dans les orientations définies par le Président de la Transition à travers l’axe consacré à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations. L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des produits de première nécessité constitue en effet l’un des objectifs prioritaires de l’action gouvernementale.

Dans cette perspective, la maîtrise des prix de la viande est considérée comme un enjeu économique et social majeur, en raison de son impact direct sur le budget des ménages et sur la sécurité alimentaire.

Pour le ministère de l’Industrie et du Commerce, l’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre effective des mesures arrêtées avec les professionnels du secteur. La réussite de cette démarche dépendra de la coordination entre les différents acteurs de la chaîne de valeur, depuis les éleveurs jusqu’aux commerçants, en passant par les autorités administratives et les services de sécurité.

À travers cette concertation, le gouvernement affiche sa volonté de répondre aux préoccupations des consommateurs tout en soutenant une filière qui occupe une place importante dans l’économie nationale. L’ambition est de créer les conditions d’un approvisionnement régulier des marchés, d’une meilleure fluidité des échanges et, à terme, d’une baisse durable des prix de la viande au bénéfice des populations.

Nana Touré

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