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Sénégal: la transparence des ressources extractives érigée en levier de confiance et de développement durable

Le Sénégal entend consolider sa position parmi les pays africains les plus engagés en matière de gouvernance des ressources naturelles. Participant, le jeudi 8 octobre 2026, à la Conférence mondiale de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a présenté la vision du gouvernement sénégalais pour une gestion transparente, inclusive et durable des revenus issus des secteurs minier, pétrolier et gazier.

Placée sous le thème « Instaurer la confiance en période d’incertitude », cette rencontre internationale a réuni décideurs publics, représentants des industries extractives, partenaires au développement et acteurs de la société civile autour des enjeux de gouvernance des ressources naturelles dans un contexte économique mondial marqué par de nombreuses turbulences.

Intervenant lors d’un panel consacré à la transparence et à la gouvernance des industries extractives, le ministre sénégalais a exposé les principales orientations stratégiques du Sénégal en matière de gestion des ressources naturelles.

La première priorité consiste à faire des richesses minières, pétrolières et gazières un véritable moteur de croissance économique et de compétitivité. À cet égard, les autorités accordent une importance particulière à la valorisation du potentiel gazier du pays, considéré comme un levier majeur d’industrialisation, d’amélioration de l’accès à l’énergie et de transformation structurelle de l’économie. La deuxième priorité repose sur le renforcement du contenu local. Le gouvernement souhaite accroître la participation des entreprises sénégalaises dans les projets extractifs tout en favorisant une plus grande implication des compétences nationales. Une attention particulière est accordée à l’inclusion des femmes afin qu’elles puissent bénéficier davantage des opportunités créées par le développement de ce secteur stratégique. Le Sénégal entend garantir une gestion prudente, équitable et responsable des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles. L’objectif affiché est d’assurer une redistribution efficace des retombées économiques au profit des populations actuelles tout en préservant les intérêts des générations futures.

Au cours de son intervention, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a salué le rôle de l’ITIE comme cadre international de référence permettant de promouvoir la transparence, le dialogue et la redevabilité dans la gestion des ressources extractives. Le ministre a rappelé que le Sénégal a obtenu, en mars 2026, un score de 89 points, qualifié de « très bon », dans le cadre de l’évaluation relative à la mise en œuvre de la Norme ITIE. Cette performance traduit les progrès réalisés par le pays dans la publication des données relatives aux revenus extractifs, aux contrats, à la gouvernance du secteur ainsi qu’à la gestion des ressources financières générées par les activités minières, pétrolières et gazières.

Toutefois, les autorités sénégalaises entendent poursuivre leurs efforts afin d’améliorer davantage les standards de gouvernance. Parmi les chantiers prioritaires figure notamment le renforcement de la transparence sur les bénéficiaires effectifs des sociétés opérant dans le secteur extractif, une question devenue centrale dans la lutte contre l’opacité financière et les risques de corruption.

L’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures ouvre de nouvelles perspectives économiques, mais elle pose également d’importants défis en matière de gouvernance et de gestion des revenus. Conscient des risques souvent associés à la « malédiction des ressources », le gouvernement sénégalais met l’accent sur la nécessité de transformer les richesses extractives en investissements productifs capables de soutenir la diversification de l’économie, la création d’emplois et l’amélioration du bien-être des populations.

La stratégie défendue par les autorités vise ainsi à faire du pétrole et du gaz non pas une finalité, mais un catalyseur de développement durable, à travers le financement des infrastructures, le renforcement du capital humain et le développement du tissu industriel national.

Profitant de cette tribune mondiale, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a également invité les participants à se rendre à Dakar pour deux rendez-vous majeurs qui marqueront l’année 2026. Il s’agit, d’une part, du MSGBC Oil, Gas & Power, événement de référence consacré aux industries énergétiques en Afrique de l’Ouest, et, d’autre part, des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, première édition de cet événement olympique organisée sur le continent africain.

Pour les autorités sénégalaises, ces deux manifestations illustrent l’ouverture du pays sur le monde ainsi que sa volonté de renforcer les partenariats économiques, financiers et technologiques nécessaires à l’accélération de son développement.

Awa Sanogo

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