La ministre d’État, Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto, a procédé à Abidjan au lancement officiel de l’appel à projets du Fonds d’appui aux organisations de jeunesse (FAOJ).
Doté d’une enveloppe de 4,3 milliards de FCFA, le FAOJ vise à financer les initiatives portées par les jeunes tout en renforçant la gouvernance des organisations, en promouvant le genre et l’équité, en consolidant la paix et la cohésion sociale, et en encourageant l’innovation sociale. Son fonctionnement repose sur quatre principes cardinaux : neutralité, transparence, redevabilité et performance.
Le Fonds est ouvert aux associations, fédérations et organisations de jeunesse, ainsi qu’aux structures d’encadrement répondant à des critères précis : disposer d’au moins deux années d’existence légale, de statuts et rapports d’activités à jour, d’un compte bancaire au nom de l’organisation et ne pas être sous le coup de sanctions.
Les projets éligibles au Fonds d’appui aux organisations de jeunesse (FAOJ) peuvent être soumis dans 17 secteurs d’intervention, allant de l’éducation à la santé, en passant par le sport, l’art et la culture, l’environnement, le développement local et l’innovation sociale.
Pour répondre à la diversité des initiatives, trois catégories de financement ont été prévues : une première tranche comprise entre 500 000 et 3 millions de FCFA, destinée aux projets de petite envergure, une deuxième allant de 3 à 15 millions de FCFA, pour les programmes intermédiaires, et une troisième, plus ambitieuse, de 15 à 50 millions de FCFA, réservée aux projets structurants à fort impact. Cette gradation permet d’accompagner aussi bien les initiatives locales émergentes que les projets de grande ampleur, en garantissant une allocation des ressources adaptée aux besoins et aux capacités des organisations de jeunesse.
Pour Ibrahima Diabaté, président du Conseil national de la jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI), la création du FAOJ concrétise une proposition issue des Consultations nationales de la jeunesse de 2025. Il a plaidé pour que l’enveloppe soit portée à 10 milliards de FCFA dès 2027.
Le ministre Mamadou Touré a salué une avancée majeure, soulignant que le FAOJ offre désormais aux organisations de jeunesse un mécanisme de financement neutre, fondé sur la qualité des projets, et susceptible de renforcer leur autonomie.
De son côté, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto a présenté le Fonds comme un acte de confiance du Gouvernement envers la jeunesse, invitant les organisations à soumettre des projets sérieux, ambitieux et capables d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.
Alassane Guindo
