La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a entamé le mois d’octobre 2026 sur une note mitigée, marquée par des performances contrastées entre les valeurs en hausse et celles en repli. La séance du jeudi 1er octobre a été dominée par des progressions notables sur certains titres phares, mais également par des corrections sévères sur d’autres, traduisant une volatilité persistante du marché.
Le palmarès des hausses a été conduit par UNLC, qui s’est envolé à 51 000 FCFA, enregistrant une progression spectaculaire de 7,37 %. Dans son sillage, CBIBF a affiché une solide performance à 32 185 FCFA (+7,07 %), confirmant l’intérêt des investisseurs pour les valeurs bancaires. BICC s’est également distingué avec une hausse de 3,80 % à 33 845 FCFA, tandis que NSBC et LNBB ont progressé respectivement de 2,30 % et 0,91 %, consolidant la dynamique positive du compartiment bancaire.
À l’opposé, le marché a enregistré des baisses significatives. ABJC a chuté de 7,42 % à 3 370 FCFA, suivi de près par NEIC (-7,17 % à 2 135 FCFA). PRSC a reculé de 5,37 %, tandis que STAC et BOAB ont cédé respectivement 4,78 % et 3,74 %. Ces replis traduisent des prises de bénéfices et une prudence accrue des investisseurs face aux incertitudes macroéconomiques.
La séance a été particulièrement animée, avec une valeur totale des transactions de 2,23 milliards FCFA, témoignant d’une forte liquidité. La capitalisation boursière des actions s’est établie à 21 527,77 milliards FCFA, tandis que celle des obligations a atteint 13 580,24 milliards FCFA. Les indices ont évolué de manière contrastée : le BRVM-C a légèrement progressé de 0,11 % à 548,97 points, le BRVM-30 est resté stable à 266,07 points, et le BRVM-PRES a reculé de 0,37 % à 203,04 points.
Cette ouverture du mois d’octobre illustre la dualité du marché régional : d’un côté, des valeurs bancaires et industrielles qui continuent de séduire les investisseurs par leur solidité et leurs perspectives de croissance ; de l’autre, des titres fragilisés par des ajustements ou des incertitudes sectorielles. La tendance des prochaines séances dépendra largement de l’évolution des indicateurs macroéconomiques régionaux et de la confiance des acteurs dans la dynamique de l’UEMOA.
Awa Sanogo
