Le ministère des Finances du Ghana a pris part à une formation institutionnelle de trois jours organisée par la Banque africaine de développement, visant à renforcer les capacités des institutions impliquées dans la mise en œuvre des projets financés par la Banque. Cette initiative s’inscrit dans une logique de consolidation des acquis et d’amélioration de l’efficacité des interventions de développement.
La Banque africaine de développement soutient actuellement le Ghana à travers 20 opérations en cours, représentant un financement global d’environ 672 millions de dollars.
Ces ressources sont réparties dans plusieurs secteurs stratégiques : 161,3 millions USD pour l’agriculture (24 %), 147,8 millions USD pour le transport (22 %), 100,8 millions USD pour les interventions sociales (15 %), 94,1 millions USD pour les programmes multi-sectoriels et la gestion des ressources (14 %), 80,6 millions USD pour l’énergie (12 %), 47 millions USD pour l’eau et l’assainissement (7 %), 40,3 millions USD pour la finance (6 %). Cette répartition illustre la volonté de la BAD de promouvoir un développement équilibré, en ciblant à la fois les infrastructures, les services sociaux et la modernisation des systèmes économiques. Elle traduit une approche intégrée où chaque secteur contribue à renforcer la résilience et la compétitivité du Ghana.
Le directeur de la division de mobilisation des ressources extérieures du ministère des Finances, Isaac Fraikue, a rappelé que la réussite de ces projets ne dépendait pas uniquement des ressources financières. Il a insisté sur la nécessité d’une forte capacité institutionnelle, de pratiques rigoureuses en matière de passation de marchés et d’une gestion financière efficace.
Selon lui, les systèmes fiduciaires jouent un rôle central pour garantir la valeur de l’argent, la transparence et la responsabilité. Il a encouragé les participants à utiliser cette clinique comme un espace de réflexion pour examiner les défis pratiques, partager leurs expériences et identifier des solutions avant que ces obstacles ne compromettent la mise en œuvre des projets.
La représentante de la BAD au Ghana, Mme Halima Hisha, a réaffirmé l’engagement de la Banque à accompagner le pays dans ses priorités de développement. Elle a souligné que cette formation visait à renforcer les capacités des équipes de projet, afin d’assurer une exécution optimale des financements en cours et de maximiser leur impact sur les populations.
Au-delà des chiffres, cette initiative traduit une volonté commune de bâtir un cadre institutionnel solide, capable de transformer les financements en résultats tangibles. Elle marque une étape importante dans la quête d’une gouvernance efficace des projets de développement, où la transparence et la responsabilité deviennent des piliers incontournables.
Moussa Traoré
