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66e Anniversaire de l’Indépendance et An 5 de la Rectification: le Président Goïta dresse l’État de l’Union et revendique une croissance à 6,3% en 2026

En marge de la célébration du 66e anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale, coïncidant avec l’An 5 de la Rectification de la Transition, le Mali s’est livré à un exercice de haute portée républicaine. Conformément au devoir de redevabilité qu’exige la gestion des affaires publiques, les membres du Gouvernement ont organisé des séances de restitution des actions réalisées devant les forces vives de la Nation, avant que le Président de la Transition ne dresse, lui-même, l’état de l’Union de la Nation.

Selon le Général d’Armée, sans aucun doute, le Mali a connu des avancées significatives dans plusieurs domaines grâce à l’engagement, à la résilience et à l’abnégation de tous ses enfants.

Pour le Chef de l’État, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais celui d’une rupture doctrinale assumée. Pour y arriver, le peuple malien a dû redevenir lui-même l’architecte de son présent et de son futur, reprenant en main sa destinée. Dans cette dynamique de refondation, deux instruments ont servi de boussole et de catalyseur : la vision Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063, par laquelle la Nation s’est fixée l’ambition d’une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère, et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD).Ces deux référentiels ont été de véritables catalyseurs pour la création des conditions d’un développement souverainement fondé sur les ressources internes et les priorités, capable de s’ajuster et de résister face aux aléas extérieurs. C’est le socle du souverainisme économique prôné par la Transition.

C’est dans ce contexte macroéconomique globalement favorable que les chiffres viennent corroborer le discours politique. Dans son allocution à la nation, le président de la Transition a affirmé que  la croissance réelle du PIB, qui s’est établie à 5,6% en 2025, devrait poursuivre sa dynamique ascendante en 2026 pour atteindre 6,3%.Une performance remarquable dans un contexte sous-régional et mondial incertain, qui témoigne de la résilience de l’économie malienne. Cette nouvelle politique économique se fonde en grande partie sur un pilier intangible : la mobilisation des ressources internes et leur gestion efficiente et vertueuse. Et dans cette architecture, le secteur minier y joue de plus en plus un rôle majeur, porté par les réformes courageuses engagées, qui font passer le Mali de la logique de rente minière à celle de l’investissement minier structurant et souverain. La preuve par les chiffres est déjà là. C’est ainsi que les premières retombées concrètes des fonds miniers rénovés ont été enregistrées : 18,435 milliards FCFA pour le Fonds Minier de Développement local ; 109,142 milliards FCFA pour le Fonds de Réalisation des Infrastructures Énergétiques, Hydrauliques et de Transport. Des ressources colossales qui vont désormais irriguer directement le développement à la base et les infrastructures de souveraineté.

Fidèles à leur vision de la croissance partagée en vue d’une plus grande justice sociale, les autorités de la Transition travaillent inlassablement pour la réduction des inégalités, la création d’emplois décents et le développement des services sociaux de base. Sur le front social et économique, les avancées sont palpables. Tout en stabilisant l’approvisionnement du pays en carburant un défi sécuritaire et logistique majeur le Gouvernement a sensiblement amélioré la desserte en électricité et en eau potable, impactant positivement et directement les activités économiques et le quotidien de nos concitoyens. Les efforts vont se poursuivre et s’intensifier dans ce sens pour le bien-être social et économique des Maliens.

Souleymane Coulibaly

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