La Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) a tenu sa deuxième session ordinaire de son Assemblée consulaire, une assise statutaire décisive entièrement consacrée à l’examen et au vote de son projet de budget pour l’exercice 2027. Placée sous la présidence effective de la Ministre du Commerce intérieur et de la Formalisation de l’Économie, cette rencontre a dépassé le simple exercice comptable pour s’affirmer comme un moment de recadrage stratégique. Une occasion pour le Gouvernement de réaffirmer sa vision d’un secteur privé comme moteur indiscutable de la croissance, tout en traçant une feuille de route exigeante pour l’institution consulaire.
A la cérémonie d’ouverture, la Ministre a salué l’engagement des élus consulaires en faveur de la bonne gouvernance, avant de livrer son analyse du projet de budget 2027 arrêté à la somme de 6,6 milliards de FCFA. Alimatou Shadiya Assouman a apprécié le courage politique de sa trajectoire budgétaire en des termes sans équivoque : « Moins de fonctionnement, plus d’investissement. C’est exactement la doctrine du Chef de l’État : la rigueur pour mieux investir pour l’avenir ». Une formule qui résume la nouvelle orthodoxie budgétaire béninoise : comprimer le train de vie institutionnel pour libérer des marges au service du terrain, de l’entreprise et de l’emploi. Le budget n’est plus une dépense, il devient un levier.
Dans l’attente de la finalisation du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) sous le leadership du Président de la République, Romuald Wadagni, la Ministre a partagé les deux « boussoles » stratégiques qui doivent désormais guider, comme un cap magnétique, l’action consulaire :L’éradication de l’extrême pauvreté et le développement équilibré des territoires.
Pour sa part, le Président de la CCI Bénin a exprimé la profonde gratitude de l’ensemble des élus consulaires pour la présence de l’autorité de tutelle, un signal fort de considération. Il a souligné que cette session revêt une importance particulière, traduisant la convergence nécessaire et attendue entre les politiques publiques et l’action du secteur privé. S’inscrivant pleinement dans la dynamique des chantiers prioritaires du ministère, notamment la formalisation de l’économie et la modernisation du commerce intérieur, Arnauld Akakpo a rappelé la vision de l’institution : faire de la formalisation non plus une contrainte administrative et fiscale, mais une véritable démarche créatrice de valeur, de crédibilité et de bancabilité pour les opérateurs économiques.
Nana Touré
