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BRVM au Salon de l’Actionnariat à Cotonou: l’épargne ouest-africaine sommée de se réveiller pour financer sa propre souveraineté

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) participe, les 17 et 18 septembre 2026 à Cotonou, à la 2ᵉ édition du Salon de l’Actionnariat, placé sous le thème : « Actionnariat et souveraineté financière : mobiliser l’épargne pour accélérer la transformation économique ».

À l’ouverture de cette rencontre, le Directeur Général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Amenounve, a livré une formule percutante : « l’épargne ne doit pas dormir ; elle doit circuler, s’investir et contribuer à transformer nos économies. »  Ce propos résume l’ambition de la BRVM : faire de l’épargne un moteur actif de la croissance et de la souveraineté financière des États de l’UEMOA.

Dans son intervention intitulée « La Bourse, moteur de la transformation économique », Dr Amenounve a présenté une vision structurante en six étapes : épargne → marché financier → investissement → croissance → bourse → revenus → épargne.   Ce cercle vertueux illustre comment l’épargne des ménages, des entreprises et des investisseurs institutionnels peut se transformer en capital productif, finançant infrastructures, industrie et développement.

Selon les données entre 1998 et 2025, le Marché Financier Régional a permis de lever 26 091 milliards FCFA, dont 85,6 % via les emprunts obligataires, contre seulement 5,9 % pour les actions.

Au 16 septembre 2026, la BRVM comptait 47 sociétés cotées et 206 lignes obligataires, avec une capitalisation actions de 21 191 milliards FCFA, en hausse de 59 % depuis le début de l’année. Ces chiffres traduisent un potentiel d’évolution considérable et une dynamique de croissance soutenue.

Pour le Directeur Général, l’enjeu est désormais d’élargir la mobilisation de l’épargne, d’accompagner davantage d’entreprises vers la cotation, de diversifier les financements vers les fonds propres et de développer une véritable culture actionnariale. Car derrière chaque action et chaque obligation se trouvent des entreprises qui se développent, des emplois qui se créent, des infrastructures qui s’érigent et une richesse qui se partage.

La BRVM ne se limite pas à être un marché : elle est un mécanisme de transformation, un pont entre l’épargne et le développement, un levier de souveraineté financière.

Depuis Cotonou, l’institution a réaffirmé son ambition : faire de l’épargne de l’UEMOA une force durable, au service du financement des économies et d’une prospérité plus largement partagée.

Aminata Dembélé

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