Le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, Gouverneur du Groupe de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, a reçu la semaine dernière Harold Tavares, Administrateur du Groupe Afrique II au Conseil d’administration de la Banque mondiale. Cette rencontre marque le début d’une mission officielle de travail qui s’est poursuivi jusqu’au 12 septembre, dans le cadre des consultations menées auprès des 23 États de sa circonscription.
Les discussions ont porté sur le portefeuille de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, les priorités de financement du développement et la préparation du prochain Cadre de partenariat-pays. M. Tavares a invité la Côte d’Ivoire à identifier dès maintenant les axes stratégiques qu’elle souhaite mettre en avant, notamment dans les domaines de l’eau, de l’électricité et de l’intelligence artificielle. Il a également insisté sur l’importance de mobiliser davantage les institutions du Groupe, en particulier la Société financière internationale (SFI), pour soutenir le développement du secteur privé.
La Côte d’Ivoire bénéficie actuellement d’un portefeuille actif de 21 projets, représentant un montant global de 4,7 milliards de dollars américains. Pour l’exercice 2026, le taux de décaissement atteint 25 %, dépassant l’objectif de 20 % fixé par la Banque mondiale. Cette performance témoigne d’une capacité d’absorption renforcée et d’une meilleure efficacité dans la mise en œuvre des projets.
En décembre 2024, le pays avait déjà innové en réalisant, avec l’appui du Groupe, une opération d’échange de dette contre des programmes de développement. Portant sur près de 400 millions d’euros de dette commerciale, cette opération pionnière a permis d’améliorer le profil de la dette et de dégager des ressources budgétaires destinées à l’éducation.
Le Ministre Diarrassouba a rappelé que le Plan national de développement (PND) 2026-2030 fixe les priorités pour les cinq prochaines années. Ce programme prévoit 114 838,5 milliards de francs CFA d’investissements, dont 70,2 % attendus du secteur privé et 29,8 % du secteur public. Il traduit la vision du Président Alassane Ouattara de « bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire ».
Les 8 et 9 juillet 2026, le Groupe consultatif dédié au financement du PND avait enregistré des engagements de 80 milliards de dollars américains, dont 17 milliards en provenance du Groupe de la Banque mondiale. La mise en œuvre du Plan entre désormais dans une phase cruciale : celle de la concrétisation des engagements et du suivi des résultats.
La mission de M. Harold Tavares en Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique de partenariat renforcé. Elle ouvre une nouvelle étape où la préparation du Cadre de partenariat-pays devient un levier essentiel pour traduire les ambitions du PND en résultats concrets. En mobilisant pleinement les instruments du Groupe de la Banque mondiale et en impliquant le secteur privé, la Côte d’Ivoire se donne les moyens de consolider sa trajectoire vers une croissance inclusive et durable.
Aminata Dembélé
