Le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a abrité, ce jeudi 10 septembre 2026, la cérémonie de signature de trois conventions de prêt entre la République de Guinée et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
D’un montant global de 269,55 millions d’euros, ces financements ciblent trois secteurs prioritaires pour le développement national : l’énergie, les infrastructures routières et la santé.
Parmi ces conventions, celle relative au Projet hydroélectrique de Tinkisso II, d’un montant de 60,621 millions d’euros, constitue une étape décisive dans le renforcement et la diversification des capacités de production électrique du pays.
Ce projet permettra : d’améliorer la desserte en électricité dans les préfectures de Dabola, Faranah et Dinguiraye, ainsi que dans les localités environnantes, de renforcer la disponibilité et la fiabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques, de soutenir le développement industriel local. Il s’inscrit pleinement dans la vision du Gouvernement guinéen visant à accroître durablement l’offre énergétique et à améliorer l’accès des populations à une électricité fiable.
Ce financement s’aligne sur les ambitions de Simandou 2040, qui placent le développement des infrastructures énergétiques au cœur de la stratégie de croissance et de transformation de la Guinée. L’énergie est considérée comme un levier structurant pour accompagner l’industrialisation, la compétitivité et l’intégration régionale.
La signature de ces conventions traduit plusieurs dynamiques majeures : elle témoigne de la volonté de la Guinée de mobiliser des financements conséquents pour accélérer ses projets structurants et répond aux attentes des populations en matière d’accès à des services essentiels, notamment l’électricité et la santé. Elle confirme le rôle de la BIDC comme partenaire clé du développement sous-régional, en accompagnant des projets à fort impact et matérialise la vision de long terme portée par Simandou 2040, qui ambitionne de transformer les découvertes et les ressources du pays en leviers durables de croissance.
Ces 269,55 millions d’euros représentent bien plus qu’un appui financier : ils incarnent une volonté de transformation structurelle, où l’énergie, les routes et la santé deviennent les piliers d’un développement inclusif et durable pour la Guinée.
Khadidiatou Maïga
