Le Président John Dramani Mahama a ordonné mercredi 2 septembre 2026 la dissolution immédiate des Conseils d’administration de neuf entreprises et institutions publiques appartenant à l’État. Cette directive, entrée en vigueur sans délai, marque une étape décisive dans la gouvernance nationale et touche des secteurs clés de l’économie ghanéenne.
La mesure s’applique à des structures stratégiques, parmi lesquelles : Prestea Sankofa Gold Limited, acteur majeur du secteur minier, voit son Conseil dissous, une décision qui pourrait redéfinir la gouvernance de l’industrie aurifère. La Bulk Oil Storage and Transportation Company Limited (BOST), pilier de l’énergie et des hydrocarbures, est également concernée, signalant une volonté de réforme dans la gestion des ressources stratégiques. La Volta Aluminium Company Limited (VALCO), au cœur de l’industrie métallurgique, est touchée par cette mesure, ouvrant la voie à une éventuelle restructuration.
Dans le secteur bancaire, la Consolidated Bank Ghana Limited (CBG) voit son Conseil dissous, une décision susceptible d’influencer la stabilité et la confiance du système financier.
Les services publics ne sont pas en reste : la Ghana Post Company Limited est directement concernée, ce qui pourrait impacter la modernisation et l’efficacité du service postal national.
Le Road Maintenance Trust Fund, chargé des infrastructures routières, est également visé, traduisant l’importance accordée à la gestion des fonds destinés à l’entretien du réseau routier.
La TDC Ghana Limited, spécialisée dans l’aménagement urbain, voit sa gouvernance suspendue, une mesure qui pourrait influer sur les projets de développement urbain.
La Ghana National Petroleum Corporation (GNPC), institution clé du secteur pétrolier et gazier, est concernée, soulignant la volonté de l’État de renforcer son contrôle sur les ressources énergétiques.
La National Sports Authority, organe central de la politique sportive, est touchée, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la gestion et la promotion des activités sportives nationales.
Selon la Présidence, cette dissolution vise à : Rationaliser la gouvernance des entreprises publiques en renforçant la transparence et l’efficacité. Préparer une reconstitution des Conseils avec des profils jugés plus adaptés aux défis actuels. Envoyer un signal fort de réforme et de contrôle dans des secteurs sensibles tels que l’énergie, la finance et les infrastructures.
La Présidence a indiqué que les Conseils dissous seront reconstitués dans les prochains mois, conformément aux lois et instruments de gouvernance en vigueur. Cette annonce ouvre une période de transition où les ministères de tutelle devront assurer la continuité des activités tout en préparant de nouvelles équipes dirigeantes.
Abdoulaye Cissé
