Le Global Investment Risk Index 2026, relayé par Agence Ecofin ECHO, dresse un panorama des pays africains offrant les conditions les plus sûres pour les investisseurs. Ce classement met en évidence une Afrique contrastée, où certains États consolident leur attractivité tandis que d’autres peinent à rassurer les marchés.
En tête du classement africain, Maurice (61e mondial) confirme son statut de hub financier et touristique, porté par une gouvernance solide et une économie diversifiée. La Tanzanie (62e) et le Botswana (63e) suivent de près, bénéficiant d’une stabilité politique et d’une gestion prudente des ressources naturelles. Les Seychelles (79e) et le Cap-Vert (88e) illustrent également la résilience des petits États insulaires.
Des pays comme le Rwanda (100e) et la Côte d’Ivoire (108e) se distinguent par leurs réformes ambitieuses et leur croissance soutenue. Leur présence dans le top 15 africain traduit une volonté affirmée de renforcer la confiance des investisseurs, malgré des défis structurels persistants.
Le Maroc (98e), l’Algérie (102e) et la Tunisie (111e) affichent une relative stabilité, mais restent exposés aux tensions régionales. Leur positionnement intermédiaire reflète une attractivité réelle, tempérée par des incertitudes politiques et économiques.
À l’opposé, des puissances comme le Nigéria (147e) et l’Égypte (141e) figurent parmi les pays les plus risqués. Les pressions sécuritaires, les déséquilibres macroéconomiques et les tensions sociales freinent leur potentiel, malgré la taille de leurs marchés.
Ce classement révèle une dichotomie nette : d’un côté, des États qui consolident leur réputation de havres d’investissement ; de l’autre, des économies majeures freinées par l’instabilité. Pour les investisseurs, la clé réside dans une approche sélective, privilégiant les marchés où la gouvernance et la diversification économique offrent des garanties durables.
Souleymane Coulibaly
