Le monde du travail évolue sans cesse, porté par les mutations économiques et technologiques. Pour répondre à ces défis, le Burkina Faso s’est doté d’un nouvel instrument juridique : la loi portant Code du Travail, adoptée le 6 mai 2026 par l’Assemblée Législative du Peuple.
Selon les autorités burkinabè, ce nouveau Code introduit des innovations majeures, traduisant la volonté du Pays des Hommes intègres de rapprocher sa législation des normes internationales du travail, tout en l’adaptant aux réalités socio-économiques nationales. Il met un accent particulier sur la protection des travailleurs vulnérables : femmes, enfants, travailleurs à temps partiel et non nationaux.
Pour garantir une mise en œuvre effective et éviter toute insécurité juridique, l’adoption de textes d’application est indispensable. Conscient de cet enjeu, le Ministère des Serviteurs du Peuple (MSP), à travers la Direction générale du Travail (DGT), a engagé un processus participatif et rigoureux d’élaboration et de validation de ces textes.
C’est dans cette optique qu’un atelier de validation de dix projets de textes d’application du Code du Travail se tient du 17 au 20 août 2026, à Ouagadougou.
Les dix textes soumis à validation couvrent des aspects essentiels tels que : l’embauche des travailleurs non nationaux non-résidents, le recrutement collectif de travailleurs pour l’emploi à l’étranger, la durée hebdomadaire du travail, le contrôle du travail de nuit.
Abdoulaye Guindo
