À l’issue de la soixante-neuvième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, les dirigeants ouest-africains ont décidé de proroger le mandat du négociateur en chef, Dr Lansana Kouyaté, jusqu’en décembre 2026.
Cette décision traduit la volonté des États membres de donner une continuité et une cohérence aux discussions en cours avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dans un contexte régional marqué par des tensions politiques et sécuritaires.
La Conférence a réaffirmé que les négociations avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se dérouleront exclusivement sous la forme d’un bloc unifié. Les Chefs d’État ont insisté sur la nécessité de préserver la cohésion de la Communauté, en rappelant que les États membres doivent s’abstenir de conclure des accords bilatéraux séparés qui risqueraient de fragiliser l’unité régionale.
En prorogeant le mandat du négociateur en chef, la CEDEAO envoie un signal fort : celui d’une organisation déterminée à parler d’une seule voix et à défendre ses principes fondateurs. Cette approche collective vise à renforcer la crédibilité de la Communauté dans ses relations avec les États de l’AES et à éviter toute dispersion diplomatique.
La prolongation du mandat de Dr Lansana Kouyaté jusqu’à la fin de l’année 2026 ouvre une nouvelle phase des discussions, où l’enjeu sera de concilier les impératifs de sécurité, de coopération économique et de stabilité institutionnelle. Pour les dirigeants ouest-africains, l’unité demeure la condition sine qua non d’une intégration régionale durable et d’une réponse efficace aux défis communs.
Souleymane Coulibaly
