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Weekly UMOA-Titres: une semaine marquée par une forte sursouscription, le Togo en tête

Le marché primaire des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a confirmé, au cours de la semaine du 20 au 24 juillet 2026, la vigueur de la demande des investisseurs. Trois États la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo ont sollicité ensemble 150 milliards FCFA. Face à eux, les soumissions ont atteint 280,9 milliards FCFA, soit un taux de couverture moyen de 187,3 %. Les Trésors nationaux, sélectifs dans leurs choix, n’ont finalement retenu que 156,03 milliards FCFA, correspondant à un taux global d’absorption de 55,6 %.

Cette dynamique illustre la confiance persistante des acteurs financiers dans les titres souverains de l’UMOA. Les émissions ont toutes été sursouscrites, mais les États ont privilégié les offres jugées les plus compétitives afin de contenir le coût de leur financement. Les obligations assimilables du Trésor (OAT), instruments de moyen terme, ont largement dominé les levées avec 151,45 milliards FCFA retenus (97,06 % du total), reléguant les bons du Trésor (BAT) à une part marginale de 2,94 %.

Le 21 juillet, la Côte d’Ivoire a sollicité 80 milliards FCFA. Les investisseurs ont répondu avec 113,06 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 141,33 %. L’État ivoirien a retenu 79,03 milliards FCFA (69,9 % d’absorption).

Le bon du Trésor à un an, bien que sollicité à hauteur de 34,03 milliards FCFA, a été jugé trop onéreux par le Trésor ivoirien et a donc été intégralement rejeté. L’obligation assimilable du Trésor à trois ans a, en revanche, été pleinement servie, avec 55,5 milliards FCFA retenus, assortis d’un rendement moyen pondéré de 6,61 %. Quant à l’OAT à cinq ans, elle a permis de mobiliser 23,53 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 7,13 %, confirmant l’intérêt marqué des investisseurs pour les maturités plus longues.

Le 22 juillet, le Mali visait 50 milliards FCFA. L’opération a suscité 95,19 milliards FCFA de soumissions (190,38 % de couverture). Le Trésor a retenu 55 milliards FCFA, dépassant son objectif initial, soit un taux d’absorption de 57,78 %.

L’obligation assimilable du Trésor à trois ans s’est imposée comme la ligne maîtresse de l’opération, avec 50,125 milliards FCFA retenus et un rendement moyen pondéré de 7,25 %.

Le bon du Trésor à un an n’a mobilisé que 4,583 milliards FCFA, assortis d’un rendement de 4,44 %, traduisant une demande plus modeste sur les maturités courtes.

L’OAT à cinq ans a été servie de manière marginale, avec 292 millions FCFA retenus, pour un rendement moyen pondéré de 7,18 %, confirmant l’intérêt sélectif des investisseurs pour les échéances longues.

Le 24 juillet, le Togo recherchait 20 milliards FCFA via deux OAT (3 ans et 5 ans). La demande a explosé à 72,64 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 363,18 %, le plus élevé de la semaine.

L’obligation assimilable du Trésor à trois ans, bien qu’ayant suscité 33,17 milliards FCFA de propositions, a été intégralement rejetée par le Trésor togolais, signe d’une sélection particulièrement rigoureuse des offres.

En revanche, l’OAT à cinq ans a été retenue à hauteur de 22 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 7,09 %, traduisant l’intérêt des investisseurs pour les maturités plus longues.

Au total, le pays a mobilisé 22 milliards FCFA, soit un taux d’absorption de 30,29 %, confirmant une sursouscription massive mais un choix sélectif des propositions acceptées

La dernière semaine de juillet s’annonce particulièrement active sur le marché des titres publics de l’UEMOA. Trois États sont attendus : Le Burkina Faso s’apprête à solliciter les investisseurs régionaux à hauteur de 40 milliards FCFA, confirmant sa volonté de renforcer son financement sur le marché primaire.

Le Niger, de son côté, prévoit de mobiliser 20 milliards FCFA, une opération plus modeste mais stratégique pour soutenir ses besoins budgétaires. Quant au Sénégal, il affiche des ambitions plus élevées avec une levée programmée de 70 milliards FCFA, traduisant une présence affirmée sur le marché régional de la dette publique.

À noter que l’émission ivoirienne de 65 milliards FCFA, initialement inscrite au calendrier, a finalement été annulée, modifiant la configuration des opérations prévues pour cette période.

Souleymane Coulibaly

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