GESTIONS PUBLIQUESDiplomatieAES et Russie: une alliance consolidée à Niamey

AES et Russie: une alliance consolidée à Niamey

La Confédération des États du Sahel (AES) et la Fédération de Russie ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération diplomatique et sécuritaire, à l’occasion de la deuxième session des consultations entre leurs ministres des Affaires étrangères, tenue dans la capitale nigérienne.

La réunion a rassemblé les chefs de la diplomatie du Burkina Faso, du Mali et du Niger, aux côtés de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie. Coprésidée par Karamoko Jean Marie Traoré et Sergueï Lavrov, la session s’est inscrite dans la vision des présidents Ibrahim Traoré, Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Vladimir Poutine, qui entendent bâtir un partenariat fondé sur le respect mutuel et la souveraineté des États.

Au cœur des discussions : la lutte contre le terrorisme et l’instabilité régionale. Les deux parties ont condamné les attaques récentes au Mali et au Niger, saluant la résistance des forces armées de l’AES et l’appui militaire de la Russie. Moscou a confirmé son engagement à soutenir la montée en puissance des capacités opérationnelles de la Force Unifiée de l’AES.

Le communiqué conjoint dénonce l’implication d’acteurs extérieurs dans les violences au Sahel, pointant notamment la collusion entre certains États et des groupes armés. Les deux parties rejettent également les sanctions unilatérales jugées contraires à la Charte des Nations Unies, qu’elles estiment nuisibles au développement économique et social.

La rencontre a été marquée par la signature d’un mémorandum établissant un mécanisme permanent de concertation diplomatique pour la période 2026–2027. Ce texte prévoit un plan de consultations régulières et ouvre la voie à une coopération élargie dans les domaines politique, économique et social. La prochaine session est programmée en Russie en 2027, conformément au principe d’alternance.

Au-delà des aspects sécuritaires, AES et Russie affichent leur volonté de promouvoir leurs intérêts communs au sein des instances internationales, notamment à l’ONU. Cette dynamique traduit une volonté d’affirmer l’indépendance stratégique de l’AES et de diversifier ses partenariats, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.

Souleymane Coulibaly

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles