La Conférence Interafricaine de Prévoyance Sociale (CIPRES), qui regroupe 18 États et 28 Organismes de Prévoyance Sociale, se distingue comme l’une des rares institutions africaines entièrement financées par les contributions de ses membres. Son budget repose sur une règle inscrite dans le Traité fondateur : une part fixe représentant 75 % de la contribution totale, identique pour tous les États, et une part variable de 25 %, calculée selon les performances techniques des organismes de prévoyance sociale.
À la veille de la 40ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres prévue ce mercredi 10 juin 2026 à Genève, le Comité d’Experts a salué la régularité des paiements effectués par les Organismes de Prévoyance Sociale du Mali. La CANAM, la CMSS et l’INPS sont en effet entièrement à jour, tant pour la part fixe que pour la part variable de leurs cotisations. Cette situation illustre l’engagement constant du Mali à respecter ses obligations financières et à soutenir le bon fonctionnement des organes de la CIPRES.
L’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), qui participe aux travaux en qualité d’observateur, est exemptée de contribution conformément aux dispositions en vigueur. La délégation malienne à Genève est conduite par la Ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, accompagnée de hauts responsables du secteur de la protection sociale : le Directeur national de la Protection sociale et de l’Économie solidaire, les Directeurs généraux de l’INPS, de la CANAM, de la CMSS et de l’ANAM, ainsi que le Chef de Cabinet et des conseillers techniques.
La régularité des paiements du Mali renforce sa crédibilité au sein de la CIPRES et témoigne d’une gestion rigoureuse de ses organismes de prévoyance sociale. En respectant ses engagements, le Mali contribue à la pérennité d’une institution régionale qui joue un rôle clé dans l’harmonisation des politiques sociales et la mutualisation des bonnes pratiques.
Les missions de contrôle, de formation et d’assistance technique de la CIPRES permettent aux États membres de renforcer la gouvernance de leurs systèmes de protection sociale et d’améliorer la qualité des services rendus aux populations.
La présence d’une délégation de haut niveau à Genève traduit la volonté des autorités maliennes de placer la protection sociale au cœur des priorités nationales, en cohérence avec les objectifs de développement durable.
Fatoumata Traoré
