Sous l’égide du Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et la Chambre de Commerce Canada–Côte d’Ivoire (CCCACI) ont organisé une rencontre de haut niveau consacrée aux enjeux du financement du secteur minier. Plus d’une centaine de participants représentants gouvernementaux, institutions financières, investisseurs, entreprises minières et partenaires techniques ont pris part à cette réflexion collective.
Les allocutions d’Alain KOUADIO (Président de la CCCACI), du Dr Edoh Kossi AMENOUNVE (Directeur Général de la BRVM), d’Amadou KANE (représentant de l’Ambassadrice du Canada) et du Ministre Sangafowa-Coulibaly ont mis en lumière les défis persistants et les opportunités à saisir pour renforcer l’accès des entreprises minières ivoiriennes aux financements locaux.
Le panel intitulé « Développement minier et contenu local : comment faciliter l’accès des entreprises au financement domestique ? » a réuni Kouamé Eugène Manlan (Groupement des Artisans Miniers), Laetitia Gadegbeku Ouattara (Endeavour Mining), Éric Gratton (Orionis Mining Consulting) et Bouaké Bakayoko (Sama Resources Inc.). Tous ont souligné que, malgré le potentiel minier considérable du pays, l’accès aux capitaux reste un obstacle majeur à l’émergence de champions nationaux.
Le Dr Amenounve a rappelé que plus de 26 000 milliards de FCFA ont été mobilisés sur le marché financier régional depuis la création de la BRVM, mais qu’aucune levée n’a encore bénéficié au secteur minier ivoirien. Il a insisté sur la nécessité de concevoir des instruments financiers adaptés aux réalités des sociétés minières de l’UEMOA.
Les discussions ont mis en avant l’importance du contenu local comme vecteur de création de richesse nationale. L’émergence d’entreprises ivoiriennes capables de fournir biens et services compétitifs au secteur minier est apparue comme une priorité. Les intervenants ont plaidé pour une mobilisation accrue de l’épargne régionale afin de réduire la dépendance aux financements internationaux.
Parmi les solutions évoquées : Développer des mécanismes financiers innovants, notamment boursiers. Renforcer les capacités des PME minières. Créer un écosystème inclusif favorisant l’accès aux capitaux locaux.
La séance interactive de questions-réponses a permis d’approfondir les réflexions et de confirmer la volonté commune des acteurs publics et privés : faire du financement local un catalyseur du développement minier durable en Côte d’Ivoire, tout en renforçant la participation des entreprises nationales à la création de valeur issue des ressources naturelles.
Awa Sanogo
