Ce mardi, à l’issue d’un entretien avec le Président ivoirien, Alassane Ouattara, le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Ousmane Diagana, en visite à Abidjan, a évoqué plusieurs sujets stratégiques. Sa présence s’inscrit dans le cadre de la revue à mi-parcours de l’initiative visant à mesurer l’impact des financements de la Banque mondiale sur la base de résultats concrets.
Au cours des échanges, Ousmane Diagana a mis en avant le prochain Groupe consultatif relatif au Plan National de Développement (PND) 2026-2030, une étape cruciale pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des ambitions économiques et sociales de la Côte d’Ivoire. Il a également abordé les programmes en cours de la Banque mondiale dans le pays, ainsi que l’augmentation des financements destinés à soutenir les États confrontés aux effets des chocs exogènes.
La Banque mondiale, partenaire historique de la Côte d’Ivoire, entend renforcer son appui dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’éducation, la santé et la résilience économique. Cette dynamique vise à consolider les acquis du pays et à accompagner sa transition vers le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.
La rencontre entre Alassane Ouattara et Ousmane Diagana traduit la confiance renouvelée des institutions financières internationales dans la trajectoire économique ivoirienne. Elle conforte la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds.
Le Plan National de Développement 2026-2030 constitue la feuille de route stratégique de la Côte d’Ivoire. Le prochain Groupe consultatif sera déterminant pour mobiliser les financements nécessaires et assurer la cohérence entre les ambitions nationales et les appuis extérieurs.
L’accent mis sur l’augmentation des financements pour les pays confrontés aux crises internationales (inflation, instabilité géopolitique, changement climatique) illustre la volonté de la Banque mondiale d’accompagner la résilience économique et sociale de la région.
Au-delà des financements, la Banque mondiale apporte une expertise technique et un cadre de suivi basé sur les résultats. Cette approche favorise une meilleure efficacité des projets et une transparence accrue dans leur mise en œuvre.
La mobilisation des ressources extérieures, combinée à l’effort national de mobilisation des recettes domestiques, doit permettre à la Côte d’Ivoire de réduire sa vulnérabilité et de bâtir une économie plus compétitive et inclusive.
Moussa Traoré
