Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présidé le 5 juin à Yamoussoukro l’atelier bilan du secteur agricole 2025. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux des performances du secteur et d’ouvrir la voie vers le troisième Programme national d’investissement agricole (PNIA III), inscrit dans le Plan national de développement 2026-2030.
Le ministre a salué le rôle central des producteurs et les acquis du PNIA II, notamment en matière de modernisation, de résilience et d’amélioration des conditions de vie rurales. Les chiffres témoignent d’une dynamique positive :
Cultures d’exportation : 11 251 611 tonnes produites en 2025, soit un excédent net de 916 526 tonnes par rapport à 2024. Cultures vivrières : 25 800 294 tonnes en 2025 contre 23 654 674 tonnes en 2024, traduisant une hausse de 9 %. Les performances confirment la vitalité du secteur et sa capacité à répondre aux besoins croissants du marché national et international.
Bruno Nabagné Koné a appelé les acteurs à s’engager dans une transition vers une agriculture innovante, compétitive et digitalisée. L’objectif est de renforcer la valeur ajoutée des productions, d’accroître la transformation locale et de consolider la souveraineté alimentaire. Le PNIA III devra ainsi capitaliser sur les acquis du PNIA II tout en intégrant les nouvelles priorités du Plan national de développement 2026-2030.
Le directeur général de la Planification, des statistiques et des projets, Kokora Dibi, a rappelé que l’agriculture représente 17 % du PIB, 40 % des exportations et 40 % de l’emploi national, pour une production globale estimée à plus de 37 millions de tonnes. La Côte d’Ivoire confirme par ailleurs son leadership mondial sur le cacao, l’anacarde et l’hévéa, avec des taux de transformation locale en progression de 41 % pour le cacao et 43 % pour le cajou.
Au-delà des chiffres, ce bilan illustre la résilience du secteur agricole ivoirien face aux défis climatiques et économiques. Il ouvre des perspectives ambitieuses pour les années à venir, avec une agriculture appelée à jouer un rôle encore plus structurant dans la croissance, l’emploi et la sécurité alimentaire.
Alassane Guindo
