Ce lundi 1er juin 2026, le Premier ministre sénégalais Al Aminou Lo a présenté la composition de son premier gouvernement, fort de 30 ministres. Une équipe sans le PASTF, mais marquée par plusieurs innovations institutionnelles majeures.
La plus significative est la fusion du ministère des Finances et du Budget avec celui de l’Économie, du Plan et de la Coopération, donnant naissance au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Selon le chef du gouvernement, cette réorganisation vise à « rétablir une cohérence institutionnelle en réunissant sous une même autorité les leviers essentiels de la politique économique, budgétaire et de planification ». Deux ministres délégués ont été nommés pour accompagner ce département stratégique, afin d’assurer un suivi rapproché des dossiers et une meilleure coordination.
Autre changement notable : le réaménagement du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. Ses attributions en matière de communication sont désormais transférées au porte-parole du gouvernement, élevé au rang de ministre de plein exercice. Cette mesure, explique Al Aminou Lo, répond à un besoin de centralisation et de lisibilité de la communication gouvernementale.
Le secteur des ressources extractives connaît également une évolution. Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a été restructuré, avec le transfert des compétences relatives aux mines vers un nouveau ministère des Mines et de la Géologie. Cette décision traduit la volonté des autorités de consacrer une attention particulière au potentiel minier du Sénégal, dans un contexte où les ressources naturelles jouent un rôle croissant dans les perspectives de développement économique.
À travers ces ajustements, le Premier ministre a insisté sur la volonté de bâtir une administration plus agile, mieux coordonnée et orientée vers les résultats. La rationalisation des structures, la clarification des responsabilités et le renforcement de la cohérence gouvernementale apparaissent comme les objectifs centraux de cette nouvelle architecture institutionnelle.
Souleymane Coulibaly
