En marge des échanges bilatéraux tenus à Kazan entre les délégations malienne et russe, la question de la sécurisation de l’approvisionnement du Mali en produits stratégiques hydrocarbures et intrants agricoles s’est imposée comme un axe central des discussions.
Le Mali enregistre une consommation moyenne de près de 200 millions de litres de carburant par mois, tandis que ses besoins annuels en intrants agricoles dépassent 350 000 tonnes. Ces volumes traduisent l’importance cruciale de ces produits pour la stabilité économique et la sécurité alimentaire du pays.
Dans un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, notamment liées au conflit au Moyen-Orient, les autorités maliennes multiplient les initiatives pour garantir la continuité de l’approvisionnement en produits essentiels.
Les partenaires russes et maliens ont exploré les modalités permettant d’assurer un acheminement régulier des hydrocarbures jusqu’aux ports de transit, avant que les opérateurs économiques maliens ne prennent en charge la distribution vers les différentes régions du pays.
Concernant les intrants agricoles, les discussions ont insisté sur la nécessité d’un approvisionnement anticipé et régulier, afin de respecter le calendrier agricole et d’assurer une campagne productive au bénéfice des exploitants.
À l’issue des travaux, les deux parties ont convenu de mettre en place un agenda opérationnel, assorti d’un calendrier de livraison et des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a souligné l’importance de cette dynamique : « Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d’approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d’approvisionnement à moyen et long terme. »
Nana Touré
