En marge de l’Africa CEO Forum 2026, le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a exposé à Kigali l’expérience ivoirienne en matière de santé maternelle et infantile lors d’une rencontre de haut niveau organisée par la Fondation Gates. L’événement a réuni des personnalités de premier plan, dont le Ministre rwandais de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, et Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement et président associé gérant de Southbridge, aux côtés de responsables économiques, industriels et philanthropiques engagés sur les enjeux de santé publique en Afrique.
Invité à intervenir aux côtés de Mme Amany Asfour (Présidente de l’Africa Business Council), Mme Louise Rials (Conseillère générale aux affaires publiques du Groupe Danone) et Mme Pita Midred (Vice-Présidente chargée de la soutenabilité des affaires publiques), Dr Diarrassouba a détaillé les orientations retenues par la Côte d’Ivoire dans son Plan National de Développement Sanitaire 2026-2030. La stratégie ivoirienne appréhende la santé maternelle au-delà du seul champ médical. Elle intègre des facteurs transversaux tels que l’accès à l’eau potable, la nutrition, la couverture sociale, les infrastructures numériques, l’éducation des jeunes filles et l’organisation territoriale, tous alignés sur les priorités du PND 2026-2030.
Le plan prévoit la construction de 1 200 établissements de santé de premier contact et de 10 hôpitaux généraux, afin de renforcer l’offre de soins et de rapprocher les services des populations.
Cette stratégie s’appuie sur plusieurs réformes récentes : La création en 2025 du Conseil National pour l’Alimentation et la Nutrition, qui a renforcé la coordination des politiques publiques liées à la nutrition. L’extension du Financement Basé sur la Performance à l’ensemble des 113 districts sanitaires depuis 2022, introduisant des mécanismes d’incitation liés à la qualité des soins. Le lancement en 2023 des Pôles Régionaux d’Excellence Santé, destinés à structurer des coopérations durables entre acteurs publics, opérateurs privés et partenaires internationaux.
Les échanges ont également mis en lumière les secteurs où l’investissement privé pourrait jouer un rôle décisif : digitalisation des services de santé, logistique médicale, assurance santé et production locale de produits essentiels.
La rencontre a enfin souligné que la qualité de la gouvernance, la fiabilité des données et l’efficacité des politiques publiques constituent aujourd’hui des enjeux majeurs pour les stratégies sanitaires africaines.
Awa Sanogo
