Suite à la démission du Premier ministre de la République Centrafricaine et de l’ensemble du gouvernement, le ministre Hervé Ndoba a réuni ses proches collaborateurs et hauts responsables pour une séance de travail solennelle. La démission du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement a ouvert une phase de transition délicate, nécessitant une gestion prudente des affaires courantes et un engagement renforcé des équipes.
Le ministre a salué le travail accompli sous sa conduite, rappelant que malgré la réduction drastique de l’aide extérieure, passée de 77 milliards de FCFA avant 2021 à zéro entre 2021 et 2022, le pays a su tenir grâce à l’effort collectif. Il a reconnu que le mandat présidentiel a été marqué par de grands défis, notamment l’explosion de la dette publique, mais aussi par des réalisations structurantes. Il a encouragé ses équipes à poursuivre la dynamique de création d’un espace fiscal solide, indispensable au développement national.
Les discussions ont également porté sur le retrait progressif de la MINUSCA, une étape sensible qui exige un plan de transition crédible afin d’éviter un désengagement désordonné. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse rigoureuse, notamment par une présentation au Conseil de sécurité des Nations unies en septembre, pour préserver la stabilité nationale.
La conjoncture internationale, marquée par le conflit au Moyen-Orient, a été évoquée comme facteur aggravant, susceptible d’entraîner une inflation importée et de fragiliser davantage l’économie nationale.
Malgré ces enjeux, le ministre a réaffirmé la nécessité de maintenir le cap des réformes. Il a exhorté ses collaborateurs à faire preuve d’initiative et de détermination pour traverser cette période de transition sans relâche, en consolidant la cohésion interne et en préservant la stabilité nationale.
Nana Touré
