En marge du Sommet Africa Forward tenu à Nairobi, le président kényan William Samoei Ruto a dirigé une table ronde consacrée aux enjeux de paix et de sécurité. L’occasion pour lui de porter un plaidoyer vigoureux en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, qu’il considère comme une étape incontournable pour restaurer l’équité et la crédibilité du système multilatéral.
Selon M. Ruto, il est inconcevable qu’un continent de plus de 1,5 milliard d’habitants demeure exclu de la représentation permanente dans une instance où se décident les orientations majeures en matière de paix, de sécurité et de stabilité mondiale. Ce déséquilibre, a-t-il insisté, mine la confiance des peuples dans les institutions internationales et fragilise le principe même d’un partenariat égal entre les nations.
Le président kényan a exhorté la communauté internationale à reconnaître, sans détour ni délai, que l’Afrique ne peut rester en marge des décisions qui façonnent son avenir. « Le temps est venu de donner à l’Afrique une voix égale à la table », a-t-il martelé, appelant à une réforme qui reflète la réalité démographique et géopolitique du continent.
Par cette intervention, William Ruto inscrit l’Afrique dans une dynamique de revendication de souveraineté institutionnelle, affirmant que la légitimité du multilatéralisme dépend désormais de sa capacité à inclure équitablement toutes les régions du monde dans la gouvernance globale.
Moussa Traoré
